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       Acouphènes, bourdonnements et sifflements d’oreille 

 
       Les acouphènes sont moins graves que ce que l'on pourrait s’imaginer… 
       Mais mieux vaut tout de même les soigner.
 
 
    De nombreuses causes sont à l'origine de la perte ou de l'altération de l'audition.  

    Le bruit, sur le lieu de travail, sous le casque d'un baladeur ou dans un concert, facteur fondamental de la survenue des troubles de l'audition, provoque des lésions du tympan à cause de l'onde de choc qui l'accompagne, et finit par conséquent par entraîner une baisse de l'audition ou l’apparition d'acouphènes.  





























    Mais le plus souvent, ces troubles sont dus à l'usure du système auditif qui, comme la presbytie pour la vue, vient avec l'âge. Généralement, cette presbyacousie survient une dizaine d'années après la presbytie, c'est-à-dire aux environs de la soixantaine. Elle est essentiellement due à la perte de souplesse des osselets, à la fragilisation du tympan ou à la disparition de cellules ciliées.  


    Enfin, il existe des causes médicales aux troubles d'audition, et notamment les causes génétiques, les infections ou les intoxications durant la période prénatale, les accidents à la naissance, les otites à répétition, les méningites, l'otospongiose, c'est-à-dire la sécrétion d'une masse spongieuse qui emprisonne l'étrier, les tumeurs du nerf auditif, ou encore les effets du tabac ou de certains médicaments comme les antibiotiques, les anti-inflammatoires ou les œstrogènes...  


    La surdité, elle-même, peut être plus ou moins profonde, ou toucher différentes régions de l'oreille.  

 
    Mais il existe aussi des troubles auditifs ne relevant pas, à proprement parler, de la surdité. C'est le cas des acouphènes. 
 

           UN SYMPTÔME ATYPIQUE  
 
    Un acouphène n'est pas une maladie mais plutôt un symptôme consistant à entendre, d'une manière plus ou moins constante, des bruits de fond. Ce symptôme étrange peut se manifester seul ou être associé à d'autres affections. Plus habituellement appelés «bourdonnements ou sifflements d'oreilles», les acouphènes se présentent sous différentes formes, en son unique ou en combinaisons de sons différents : cigales, grillons, bruits de ligne électrique à haute tension ou encore vrombissements, claquements ou bruits de cocotte-minute...  

    D'après de récents sondages, c'est près de 15% de la population mondiale qui, à un moment ou à un autre, fait l'expérience des acouphènes ; et des millions de personnes en souffrent d'une manière plus constante... et plus certaine !  


    En fait, chacun peut réagir à cette invasion d'acouphènes à sa façon.  


    Certains n'y voient qu'un vague désagrément et pourraient presque s'en amuser. D'autres, au contraire, se sentent totalement handicapés et deviennent vite incapables de se concentrer... et même quelquefois de dormir. Dans ce dernier cas, il est bien évident que les acouphènes vont perturber gravement la vie professionnelle et familiale de la personne atteinte.  

 
    Ce mal a deux causes, qui permettent de classifier les acouphènes en deux catégories :  

  • Les acouphènes objectifs, liés à des troubles vasculaires, musculaires ou mécaniques, sont dus à de réels bruits organiques qui, en tant que tels, peuvent même être perçus par un observateur extérieur ou par un appareil d'enregistrement. Ces cas sont assez peu fréquents.  
  • Les acouphènes subjectifs ne sont perçus que par le patient, et sans cause évidente ou tout au moins objective. Tout subjectifs qu'ils soient, ces acouphènes ne sont pas des hallucinations auditives. Ici, la perception ne contient ni voix ni morceaux de musique, mais de simples sons. D'autre part-et cela est le plus important-la personne est parfaitement convaincue que les bruits qu'elle perçoit n'ont rien de réel.  

           LE STRESS ET LES ACOUPHÈNES 
 
    Bien qu'ils puissent être associés à des perturbations physiologiques d'ordre général (hypertension, anémie), métabolique (cholestérol, diabète), hormonal (troubles thyroïdiens), vasculaire, neurologique ou purement O.R.L, les acouphènes constituent un symptôme plurifactoriel incluant également la sphère psychologique.  
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    Le stress est l'un de ses principaux facteurs, puisqu'on le considère d'une importance au moins égale à l'exposition au bruit.  


    Beaucoup de personnes touchées admettent que leurs acouphènes sont apparus en période de stress et qu'ils sont aggravés par lui. Cette prépondérance du rôle du stress dans l'acouphène est due aux dysfonctionnements physiologiques entraînant des modifications de l'activité nerveuse qui transite du nerf auditif jusqu'au système nerveux central. Normalement, ces modifications ne sont pas assez importantes en elles-mêmes pour générer une sensation particulière.  


    Mais lors d'un stress, elles vont en quelque sorte subir une amplification; et pourront être reçues comme un signal à part entière. Dès lors, le système auditif, sensibilisé, va être capable de détecter des informations très faibles, voire non pertinentes, créant ainsi des acouphènes.  


    Malheureusement, ces acouphènes vont devenir eux-mêmes une source de stress supplémentaire. A partir de là, un véritable cercle vicieux va s'installer, exacerbant plus encore la sensibilité du système auditif et augmentant la perception des acouphènes et la gêne qu'ils engendrent. 

 

           CONSULTER D'ABORD, PUIS TRAITER  
 
    Lorsqu'il s'agit d'acouphènes objectifs dus à une cause mécanique, il est bien évident que seule une intervention chirurgicale peut apporter la solution, et même s'avérer quelquefois indispensable pour éviter l'extension du trouble à une autre pathologie ou à la surdité.  

    Mais pour les acouphènes subjectifs, à cause même de leur subjectivité, c'est-à-dire de leur composante psychologique, aucun traitement n'est actuellement reconnu comme pouvant assurer une guérison définitive et certaine.  


    On peut faire appel à des appareillages qui ont fait leurs preuves dans la rééducation de l'oreille, mais l'action thérapeutique première, en la matière doit rester d'ordre psychologique.  


    Il convient, avant tout, de se rassurer en allant consulter.  


    Dans un second temps, il faudra envisager une psychothérapie ou, tout au moins, une méthode de gestion du stress. Ce pourra être le yoga, la relaxation ou la sophrologie, ou encore une technique de biofeedback, particulièrement conseillée dans ce domaine.  


    Les thérapies cognitive et comportementale sont plus spécifiquement indiquées, le but recherché étant de stopper le cercle vicieux stress/acouphènes.  


    On s'applique alors à identifier les pensées et les comportements inadaptés, à les modifier afin de rendre la perception de l'acouphène la plus neutre possible émotionnellement, et surtout à mettre en place des stratégies destinées à maîtriser l'emballement du système nerveux lorsque le sujet tolère mal son acouphène.  


    Adhérer à une association de patients peut aider les personnes pour qui le partage d'expériences est important dans leur gestion du stress.  

 

    Les traitements naturels des acouphènes  

   Pour éliminer ce symptôme, il faut, bien sûr, en traiter les causes. Le premier réflexe doit être d'aller consulter un spécialiste de l'oreille, puis, si besoin est, un médecin, de préférence naturothérapeute, pour établir un diagnostic et un bilan du terrain. Sur cette base, il conviendra, si nécessaire, de soigner l'hypertension ou l'anémie, de réduire le cholestérol ou réguler la thyroïde...  
    • > Homéopathie  
    • L'homéopathie suggère, en traitement sédatif provisoire : Natrum salicylicum 5CH, Chininum sulfuricum 5CH, Glonoïn 4CH, deux granules de chaque, deux fois par jour en alternant.  
    • > Phytothérapie  
    • Toujours sous réserve de l'avis médical, on conseille : aubépine, calament, cimifuga, mélisse et prêle. 
    • > Diététique  
    • L'oignon, l'abricot, la pêche ou la pomme sont indiqués.  
    • > Hygiène de vie  
    • L'ouïe ayant démontré sa fragilité, il sera désormais prudent d'utiliser des protections d'oreille, comme les bouchons en cire ou les casques antibruit, dans les environnements bruyants. Par contre, il est déconseillé d'en faire un usage généralisé et trop prolongé. Il faut éviter les fatigues inutiles et pratiquer toute discipline apte à apporter de la détente. Éventuellement, adhérer à une association de patients pour diminuer le sentiment de solitude et dédramatiser l'importance des acouphènes.  
 
    Attention : si l'apparition des acouphènes coïncide avec celle de vertiges et une perte brutale d'audition, un traitement d'urgence s'avère indispensable.  
 
     Les appareillages anti-acouphènes  

     L'appareillage anti-acouphène constitue un traitement assez efficace en cas de diminution de l'audition. 


     Cet appareillage consiste en une prothèse auditive que l'on met en place en lui affectant des fréquences soit graves, soit médiums, voire aiguës.  


     Dans bien des cas, ce type de prothèses peut conduire relativement rapidement à une diminution de la perception de l'acouphène ; et, au bout d'un certain temps, à condition que les prothèses soient régulièrement portées, on pourra souvent constater sa disparition.  


     Lorsque la perte auditive est faible ou inexistante, des générateurs de «bruit blanc» sont souvent prescrits. Ces petits appareils, extérieurement semblables à une prothèse auditive classique, n'amplifient pas les sons de l'environnement mais émettent un bruit faible comprenant l'ensemble des fréquences audibles. Ils doivent être réglés de manière à ce que le bruit blanc se mélange juste avec l'acouphène, tout en le laissant perceptible.  


     Un port de six heures par jour pendant plusieurs mois est nécessaire.  

 
 5-01-2016