Trouver la santé et
le bien-être d'une
manière naturelle

L’anémie ferriprive 

       Sans exclure plusieurs autres causes, l’anémie est, le plus souvent, due à un manque de fer.

                                                          Où donc trouver ce précieux minéral?

 

                                                                          L’anémie, qu’est-ce que c’est ?

   Être anémié signifie ne pas avoir assez d’hémoglobine dans le sang.

   Les symptômes de ce déficit peuvent, ou non, se manifester de manière visible.
















   Lorsqu’ils sont présents, on observe une certaine pâleur, de la fatigue, une accélération du rythme cardiaque, un essoufflement plus prononcé lors d’un exercice ou d’un effort physiques, des maux de tête, vertiges, bourdonnements d’oreilles, irritabilité, insomnie, problèmes de concentration, sensibilité au froid, anorexie, nausée...

   La peau devient sèche, les cheveux et les ongles cassants, la langue rouge et les papilles gustatives abîmées, l’œsophage et l’estomac douloureux...

   Mais le problème, c’est que tous ces signes, bien que alarmants, n’apparaissent souvent que très progressivement, ce qui fait qu’ils ne sont pas décelés à temps.

 

                                            Quelles sont les causes ?

   La cause la plus fréquente de cette anémie est, comme souligné ci-avant, le manque de fer dans le sang. On l’appelle l’anémie «ferriprive». Pourtant, elle n’est pas la seule. 

  La carence en vitamine B12 et/ou en acide folique (vitamine B9) en est une autre cause. On la reconnaît généralement à ce qu’aux symptômes décrits plus haut s’ajoutent éventuellement des engourdissements aux extrémités et des troubles psychiques.

   Mais, pour en revenir à l’anémie qui nous occupe, autrement dit l’anémie ferriprive, sa première cause est, bien évidemment, une alimentation trop pauvre en fer. Certains régimes extrêmes, suivis trop longtemps, peuvent se rendre coupables de cet appauvrissement. 












   Enfin, la perte de sang, qu’elle soit due à une blessure importante, à un ulcère d’estomac, une colite ulcéreuse ou un cancer, ou, plus simplement encore, à des menstruations abondantes, si elle n’est pas compensée, entraîne presque systématiquement une anémie ferriprive.

 

                      Quelles sont les personnes les plus touchées par l’anémie ?

   C’est chez les jeunes femmes que le phénomène a le plus d’impact. Les enfants, eux aussi, risquent plus que d’autres l’anémie lorsqu’ils boivent de grandes quantités de lait et consomment parallèlement trop peu d’aliments riches en fer. D’ailleurs, même avec une alimentation correcte il arrive que les poussées de croissance, surtout avant l’âge de trois ans, privent le corps des jeunes enfants du fer qui leur serait nécessaire.

   Par ailleurs, la grossesse et l’allaitement absorbent le fer de la maman qui doit alors s’assurer un régime et une complémentation riches en fer.

 

                                        Comment reconnaître l’anémie ?

   Naturellement, la présence d’aucune de ces causes éventuelles n’est suffisante pour poser un diagnostic absolu d’anémie, 

  Il faut, pour cela, procéder à une analyse sanguine, d’ailleurs accompagnée d’une batterie de tests visant à définir la cause précise du mal.

   C’est, en tout cas, le seul moyen fiable pour mettre en route le traitement approprié. Car s’il y a une abondante perte de sang interne il serait non seulement insuffisant d’adopter une diététique riche en fer, mais surtout dangereux de continuer de l’ignorer. D’autre part, l’anémie, comme on l’a vu, n’est pas forcément ferriprive. Elle peut aussi cacher un déficit en vitamines B12 ou B9.

 

                      RÉGIME RICHE EN FER, MODE D’EMPLOI

 

                                                    Où trouver le fer ?

    L’assimilation de ce minéral n’est pas un long fleuve tranquille. 

   L’organisme n’absorbe en effet qu’une petite quantité du fer contenu dans les aliments, un peu plus dans la viande, il est vrai, mais toutefois d’une manière qui reste relativement insatisfaisante. 

   Pour optimiser l’absorption de ce fer récalcitrant, les nutritionnistes conseillent souvent de manger au cours du même repas de la viande et des légumes riches en fer

   Certains experts recommandent aussi de conjuguer une alimentation riche en fer avec la prise de vitamine C, sous forme de kiwis ou de comprimés de vitamine C (acérola p.ex.).

 

                                                 Quel régime adopter ?

   Il importe, dans toute cure de fer de s’abstenir de tous les aliments qui nuisent à l’absorption du minéral, autrement dit le café, le thé, le jaune d’œuf, le lait, les fibres et la protéine de soja.

   Que les végétariens se rassurent, bien qu’on trouve surtout le fer dans le foie, les huîtres, les poissons, la viande rouge, le boudin rouge et la volaille, et qu’il soit même plus assimilable sous cette forme, il est néanmoins encore bien représenté dans des végétaux comme les pois, les légumineuses, les fruits séchés, les noix, les légumes verts en feuille et notamment les brocolis, les céréales, la pastèque, le jus de prune, la mélasse noire et surtout la spiruline.

 

                                              Comment se supplémenter ?

   Quant à la complémentation, on la prendra au moment des repas, de manière progressive, c’est-à-dire à raison d’un comprimé de fer pendant quelques jours, puis deux, voire plus si nécessaire ou recommandé par le médecin traitant. 

   Il arrive que cette complémentation cause des problèmes tels que la constipation. Dans ce cas, il conviendrait d’augmenter largement la consommation d’eau et de privilégier les légumineuses.

  L’autre trouble fréquent occasionné par les comprimés de fer est le mal d’estomac. Mais il suffit, la plupart du temps, de s’abstenir d’en prendre le soir pour régler cet inconvénient.

   L’apport quotidien recommandé est de dix milligrammes (10 mg) pour l’homme, et vingt cinq milligrammes (25 mg) pour la femme, au cas, bien sûr, où notre alimentation ne nous approvisionnerait pas suffisamment en fer.

    L’apport nutritionnel recommandé chez l’enfant entre un et trois ans se situe entre six et dix milligrammes (6-10 mg) par jour.

  Le besoin en fer de la femme enceinte augmente considérablement. Lors des premier, deuxième et troisième trimestres de grossesse, il est recommandé de consommer respectivement 13, 18 et 23 mg de fer par jour. Penser aussi à la Vitamine B12 et surtout à la Vitamine B9.

    En cas de menstruations abondantes, enfin, une complémentation s’impose.

    N’entreprenez une supplémentation que si une carence en fer a été diagnostiquée.

   Les excès en fer, qui finit par se déposer dans les tissus, et notamment au niveau du foie et du pancréas, peuvent entraîner une cirrhose et le diabète, ou encore des troubles hormonaux, des douleurs abdominales, de l’asthénie, des douleurs articulaires, de l’ostéoporose, des dépressions et des maladies cardiaques diverses.

 22-03-2014