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    Angine rouge ou blanche? Que faire?

 

                                                         Simple inflammation due au froid?

                                                               Trouble psychosomatique?

                                                           Attaque virale ou bactérienne ?

                                      Que cache, au juste, une angine, et comment en venir à bout?

 

   Si le simple mal de gorge provient généralement d’un coup de froid localisé à cet organe, les causes de l’angine, en revanche, surtout lorsqu’il y a récidives, peuvent être beaucoup plus variées.

 












                    Les causes psychologiques

   Au plan psychologique, tout d’abord, les psychosomaticiens admettent habituellement que de telles angines chroniques sont facilitées lorsqu’il y a difficulté à exprimer ses propres sentiments ou même à «avaler» le comportement de l’autre.

   Oshawa, le créateur de la macrobiotique avait, lui aussi, sa théorie, moins flatteuse. 

  Il pensait qu’une angine récidivante se produisait lorsqu’une part importante de la vie de la personne était fondée sur le mensonge. 

   A force de reconduire un désaccord entre la parole et les actes, l’individu provoquerait symboliquement une inflammation de l’organe de la parole, la gorge.

 

                    Les causes physiologiques

   Au plan physiologique, la médecine conventionnelle considère l’angine comme une infection causée par des microbes (bactéries ou virus). 

   Un demi-siècle d’antibiothérapie a contribué à rendre l’angine de plus en plus virale et de moins en moins bactérienne... et par conséquent de plus en plus difficile à soigner. 

   Les bactéries qui sont encore malgré tout impliquées dans quelques angines sont évidemment de plus en plus résistantes. Il conviendra donc, dans cette optique, d’insister sur la stimulation du système immunitaire, d’user d’huiles essentielles antivirales et, bien entendu, de drainer le tube digestif et l’organisme au moyen de cures de détoxication naturopathique.

 

                    Les symptômes

   L’angine, qui ne doit jamais être prise à la légère, se manifeste par une inflammation et des rougeurs du fond de la gorge, avec des douleurs et des œdèmes rendant la déglutition difficile

   Elle s’accompagne souvent aussi de maux de tête, de frissons, de malaises et quelquefois même d’une fièvre inconstante.

 

                    Qui touche-t-elle?

   Les enfants et les adolescents sont statistiquement les plus touchés par la forme infectieuse durant la saison froide, mais il est bien évident que toute personne adulte est susceptible de contracter cette maladie, notamment dans sa forme chronique.

 

                    Contre l’angine aiguë : la diététique

   Dans le cas d’une angine aiguë, cette inflammation nécessite un drainage intestinal vigoureux, immédiatement suivi d’un arrêt total de l’alimentation solide. Tisanes, eau argileuse, eau chaude au jus de citron et au miel seront consommées en grande quantité. 

   Après la crise, on réintroduira progressivement une alimentation plus solide bien qu’avec beaucoup de jus frais. On pensera aussi aux fruits et légumes crus tels que le céleri, le chou, le navet et le poireau, que l’on accommodera à l’aide de beaucoup de thym et surtout d’ail









   L’ail qui contient de nombreux antiseptiques, se consommera bien sûr dans les salades et crudités. Si l’on n’en aime pas le goût il reste disponible sous forme de complément nutritionnel que l’on prendra à raison de six cents milligrammes par jour dans des préparations dosées à quatre mille microgrammes d’allici­ne.

   Quant aux fruits, le meilleur est indéniablement le citron puisqu’il compte parmi les grands antioxydants de l’alimentation. On l’emploiera donc systématiquement pour lutter contre l’infection, en buvant le jus de deux citrons dans un peu d’eau sans sucre. 

   D’ailleurs, ce jus de citron dans un grand verre d’eau tiède peut aussi constituer un excellent gargarisme

   Les autres fruits conseillés sont le cassis, la figue et la mûre, mais en réalité tous les fruits conviendront.

                   

                    Contre l’angine infectieuse: les biothérapies

       • L’aromathérapie s’indique surtout s’il s’agit d’une infection virale, notamment le Ravensara, l’antivi­ral numéro un.

    Mise à part cette mesure spécifique, on fera avant tout des frictions locales avec des huiles essentielles de citron, de camomille romaine, de lavande aspic ou d’eu­calyptus globulus, toujours dans une base d’huile végétale.

   On diffusera dans l’atmosphère de l’huile essentielle de lavande aspic, universellement réputée pour soigner les angines, les bronchites, les rhinopharyngites et les sinusites, et enfin on prendra par voie orale des huiles essentielles de citron, de géranium, de gingembre ou de sauge, mais surtout de thym.

   L’huile essentielle de thym, parmi ses multiples indications, est particulièrement appréciée dans les cas d’angines, de toux, de bronchites et de grippes, mais aussi comme stimulant général, toujours appréciable en cas de refroidissements.

      • La phytothérapie rénovée, quant à elle, prescrit simplement des gargarismes à base d’un mélange de deux teintures mères : phytolacca et calendula, à raison de vingt cinq gouttes du mélange à parties égales dans un verre d’eau tiède, trois fois par jour.

    • En oligothérapie, le Cuivre-Or-Argent est le premier oligo-élément à prendre en cas d’angine. En compléments, viendront s’ajouter le Cuivre, le Manganèse-Cuivre et le Magnésium.

     • Les homéopathiques les plus habituellement conseillés sont Mer­curius cyanatus ou corrosivus 5CH et Phytolacca 5CH, mais on peut aussi prendre Bella­donna 5CH, Ferrum phosphoricum 5CH à raison d’une granule de chaque tous les quarts d’heure jusqu’à amélioration, et Pyrogenium 9CH, une granule quatre fois par jour.

    • Les compléments nutritionnels, enfin, viendront appuyer les biothérapiques, et notamment la vitamine C, la propolis à mâcher, en élixir et en spray, le shiitake et le sirop de roses rouges.

 

                   Dans tous les cas : des tisanes bien chaudes

      • Le bouillon blanc, béchique, émollient, diurétique, sudorifique et légèrement narcotique, se prépare en faisant infuser les fleurs pendant dix minutes, à raison d’une poignée par litre ; mais il est important de passer cette infusion à travers du coton hydrophile afin de retenir les poils des pétales. On en prendra trois tasses par jour à jeun ou entre les repas.

    • La bugrane, racines, fleurs et feuilles, draine l’organisme en cas de rhumatismes... et l’on sait que l’angine est vue, par la naturopathie, comme une sorte de rhumatisme.

   En réalité, c’est généralement plutôt en usage externe, donc sous forme de gargarismes, que l’on emploie l’infusion de bugrane, mais rien n’empêche de la boire également pour les raisons énoncées plus haut. Les racines nécessitant une décoction, on les fera bouillir cinq minutes, à raison d’une poignée par litre, avant d’ajouter trente grammes de feuilles et de fleurs qu’on laissera infuser dix minutes. On en boira trois tasses par jour, entre les repas.

    • Le cassis, comme la bugrane, est un excellent antirhumatismal, doublé d’un diurétique éliminateur de l’urée et de l’acide urique, qui conviendra parfaitement au drainage général de l’organisme, en usage interne, dans tous les cas de rhumatismes ou d’angines, et qui pourra, de surcroît, être appliqué en usage interne, toujours sous forme de gargarisme. On fera infuser les feuilles pendant dix minutes à raison de quarante grammes par litre, et on en boira trois ou quatre tasses par jour.

   • Le tussilage, ou pas-d’âne, est surtout un expectorant, très utile en cas de bronchite ou d’asthme, mais il s’avère aussi un excellent dépuratif et un tonique qui trouvera son application en cas de trachéite, laryngite ou angine. On fera infuser une cuillère à café de fleurs par tasse, pendant dix minutes, et on en prendra trois ou quatre tasses par jour, entre les repas.

 

                   Les gargarismes 

    Eléments fondamentaux des soins anti-angine, les gargarismes peuvent être de natures différentes.

    En tout premier lieu, le jus de citron réchauffé dans un peu d’eau tiède reste le gargarisme anti-angine le plus classique. 

   Mais d’autres sont aussi possibles, comme le gargarisme à l’eau argileuse avec infusion d’aigremoine, de feuilles de ronces et de persicaire, ou les gargarismes à la farine d’orge diluée dans de l’eau, ou encore aux infusions.

   Dans ce dernier domaine, citons tout d’abord la ronce de mûrier puisque c’est indéniablement la meilleure plante pour gargarismes contre l’angine. On fera décocter vingt cinq grammes de feuilles par litre d’eau, en prenant soin de passer la décoction à travers un linge fin pour ne pas risquer de laisser passer des épines. Il est possible, par ailleurs, de faire alterner ce gargarisme avec des gargarismes au jus de chou. Autre classique, la guimauve se fait décocter dix minutes à raison d’une poignée de racines coupées par litre.

    L‘aigremoine, un excellent tonique des muqueuses de la bouche et de la gorge, se prépare, quant à lui en décoctions de trois minutes à raison de trois poignées pour un litre d’eau.

   L’écorce de chêne, un tonique astringent, fébrifuge et antiseptique, doit être utilisé à raison de quinze grammes par litre, en décoction de dix minutes.

   Le noyer, autre excellent tonique astringent, s’emploie sous forme d’une décoction d’un bon quart d’heure, et assez concentré, c’est-à-dire à raison de deux poignées de feuilles pour deux litres d’eau.

   Enfin, n’oublions pas que rien n’interdit non plus d’appliquer sur la gorge un cataplasme d’argile pendant deux heures, ou des feuilles de chou, à renouveler fréquemment en cas de forte chaleur locale.


                   Le thym, panacée des maux de gorge !

   Le thym reste un des meilleurs remèdes pour faire face aux diverses affections dues au refroidissement, que ce soit le rhume, la grippe, les courbatures ou l’angine.








   C’est, de plus, un stimulant général qui pourra accompagner la guérison au-delà même de la convalescence, un apéritif qui redonnera le goût de s’alimenter, un antiseptique et un stimulant du système immunitaire qui, bien sûr, aidera à combattre l’infection. 

   L’infusion est très simple à réaliser, en faisant bouillir trois secondes une belle branche de thym par tasse et en laissant infuser dix minutes. 

   A condition d’être prises largement entre les repas, on pourra sucrer les trois tasses quotidiennes avec un peu de miel... mais du miel de thym, si possible.

   Il est, d’autre part, recommandé, en cas d’angine, de mâcher une branche de thym frais.

 13-04-2014