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 22-02-2014 

La prévention du cancer du sein à grande échelle

   J’ai eu le plaisir de rencontrer le gynécologue Dr. Savonnet lors d’un séminaire organisé par l’Ecole Belge d’Homéopathie (EBH) en avril 2013.

   Le Dr. Michel Savonnet est gynécologue homéopathe à Nancy et de ce fait, pratique depuis de nombreuses années des dépistages de cancer du sein. 

   Mais de plus en plus de voix se font entendre pour remettre en question cette systématisation.

   Il semblerait que le traumatisme de cet examen puisse, dans certains cas, déclencher des réactions de défense non prévues.

 

   Soyons clairs: nos questionnements face aux campagnes massives de dépistage du cancer du sein ne remettent pas en question la valeur d'une mammographie « bien » effectuée.

   Plus de 30 pays dans le monde organisent ces campagnes de sensibilisation. La Belgique le fait depuis 2001. Les femmes de 50 a 69 ans peuvent s'y soumettre gratuitement tous les deux ans.













 

   Ces dépistages partent du principe qu'une détection précoce rend le traitement plus rapide et plus efficace, et augmente(rait) les chances de guérison.

   Ces grandes campagnes de prévention s'attirent de plus en plus de critiques - pas seulement des homéopathes, d'ailleurs.

   De nombreux présupposés n'ont pas de base scientifique et des effets secondaires indésirables peuvent se manifester.

 

   Si la mammographie ne détecte aucune anomalie ou trace de cancer, la patiente est rassurée. En revanche, la détection d'une anomalie induit d'autres examens ... et beaucoup de tensions chez la femme et son entourage. Si le diagnostic de cancer se confirme, le traitement débute.

 

   Le dépistage précoce réduit la lourdeur de l'intervention et augmente les chances de succès. 

   Toutefois, ce n'est pas parce que l'on constate un « cancer potentiel » que celui-ci se développera d'office. Cela dépend en grande partie de l’état de sante général, du mode de vie, de la résistance etc. de la patiente.

    Elle pourrait vivre avec cela sans le moindre problème et finir par mourir de vieillesse ou d'une autre cause. Le traitement (souvent lourd et radical) est alors aussi superflu que nocif.

 

   Le problème réside dans le fait que l'on n'est pas encore scientifiquement en mesure de déterminer qui est vraiment en danger et qui ne risque rien.

   Est-il des lors justifiable, du point de vue médical, psychologique et socio-économique, de traiter comme patiente cancéreuse toute femme dont la mammographie préventive livre des résultats positifs ?

 

   Le résultat positif est soit signe de cancer, soit faussement positif. C'est le cas lorsque la mammographie détecte une anomalie qui après d'autres examens, se révèle bénigne. Fausse alerte, donc, mais quelles sont les conséquences de l'angoisse vécue?

 

   L'étude de J. Brodersen est on ne peut plus claire : même trois ans après un résultat de mammographie faussement positif, toutes les femmes concernées admettent être encore confrontées à des problèmes psychologiques. L'angoisse et l'incertitude ont donc des conséquences à long terme.

   Peut-on affirmer tout de go que la souffrance de ces femmes et de leur environnement est le prix à payer (par solidarité) pour augmenter les chances de rémission de celles qui sont effectivement atteintes du cancer?

 

   Que faire de toutes ces questions ? Avant tout : prenez soin de vous par un mode de vie sain, une alimentation équilibrée, de l'activité physique, l'équilibre mental... Tout cela améliore votre résistance et votre potentiel d'auto-guérison. Une vérification régulière que vous pratiquez vous-même et/ou un contrôle par le médecin de famille ou le gynécologue sont très utiles.

 










   Si un contrôle de routine décèle une anomalie, la concertation et le suivi avec votre médecin traitant sont essentiels.

   Evitez les décisions hâtives, prises sous l'influence de la panique !

 

                                  Homéopathie et Cancer

 

                 Un traitement de fond est essentiel

   L’homéopathie peut améliorer la vie au quotidien et rendre confiance en traitant les symptômes psychiques et physiques.

   Les symptômes sont analyses pour aboutir à un traitement de fond qui renforce le malade et si des traitements lourds sont prévus, ceux-ci seront mieux supportés par les patients.

   Par ailleurs, une prescription d'immunothérapie homéopathique accroit la tolérance à la chimiothérapie/radiothérapie. Elle s'administre de préférence en même temps pour protéger les cellules immunocompétentes contre l'agression radio ou chimio. Moins il reste de tissu tumoral, plus la fonction immunitaire aura de chance d'en venir a bout.

   La plupart des cancers apparaissent chez des individus qui n’ont pas une bonne résistance immunitaire. Le psychisme joue un rôle indéniable sur Ie système immunitaire.

 

              Habitudes et alimentation

 

   Encourager une bonne alimentation riche en fibres et en antioxydants (vitamine C, pommes, kiwis) :

  • Vitamine E (huile d'olive première pression a froid)
  • Minimum 300 g de légumes verts ou colorés (dont une crudité de préférence en début de repas) et deux fruits par jour
  • Sélénium : deux noix du Brésil par jour
  • Soutien des intestins par les probiotiques
  • Jus de betterave concentrée avec de la chlorella, spiruline, aloe vera
  • Moins de graisses et sucres (max. 30 %)
  • Moins de viande rouge
  • Pas de nourriture carbonisée ou caramélisée
  • Eviter les mycotoxines
  • Modérer l'alimentation fumée et salée
  • Utiliser les épices protectrices
  • Encourager la consommation de légumineuses, de céréales complètes ou germées
  • Manger du poisson, surtout des sardines, du saumon et du krill
  • Consommer des huiles oméga 3 (lin, noix, colza, cameline)
  • Cancer du colon : importance des fibres et diminution de l'obésité viscérale
  • Consommer des céréales complètes pour diminuer l'insulino-résistance
  • Aliments a effet protecteur : légumes, choux, oignons, fruits, curcuma, gingembre, the vert (polyphénols)

 

Mais aussi :

 

  • Eviction du tabac, de l'alcool (en excès), du stress
  • Eradiquer les métaux lourds
  • Etre aussi mince que possible
  • Activité physique régulière et bonne oxygénation

 

   Conclusion

   Pour la qualité de vie des patients, les traitements de support doivent être administres avec la même exigence que les traitements spécifiques du cancer. C'est la place de l'homéopathie, traitement complémentaire dans un cadre holistique.

   Faut-il ou non prendre part à ces dépistages préventifs du cancer du sein? Interrogez-vous sur les avantages et les inconvénients, informez-vous, parlez-en a votre médecin et choisissez en connaissance de cause!

 

   Avec tous mes remerciements au Dr Michel Savonnet (gynécologue homéopathe) à Nancy.