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Interprétation psychologique des maladies 
LA MALADIE EN TANT QUE “CHEMIN D’EVOLUTION”
                         Qui est Thorwald Dethlefsen ? 

   Le psychologue allemand Thorwald Dethlefsen (1946-2010) était convaincu que l'homme est né pour apprendre afin d’élargir sa conscience. Dans le refus de l'homme d’intégrer ce apprentissage, Dethlefsen voyait l’origine des maladies. Il estimait que lorsque quelque chose de désagréable arrive dans notre vie, cela signifie que l’on doit se poser la question : Pourquoi et pourquoi maintenant ? Tous les problèmes et les événements désagréables ne sont que des messages et des moyens de rendre visible ce qui est invisible à nos yeux. Celui qui comprend cela, est prêt à assumer la responsabilité de ce qui lui arrive et prend son destin en main sans la moindre crainte devant les événements menaçants. 

   Dethlefsen estimait que dans un certain sens des hommes causent eux-mêmes leurs maladies. De plus, il défendait l’avis que la maladie soit souvent utilisée dans la recherche d’un certain pouvoir. 

   Dans le livre «Krankheit als Weg » écrit en collaboration avec Rüdiger Dahlke en 1983, traduit en français « Chemin vers la santé » (édition Randin en 1990), il commente sa conviction que la maladie fait intégralement partie du destin de l'homme.  

 
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                                 Pourquoi tombons-nous malades ? 

                            Ce livre envisage le côté symbolique de la maladie. 

   La 1ère partie de cet ouvrage traite de la philosophie de la maladie alors que la 2e partie entre dans le vif du sujet en décrivant les symptômes de la plupart des maladies en relation avec des problèmes psychologiques. Selon moi, ce livre aborde une vue ésotérique et universelle qui va au-delà de ce qui concerne uniquement la maladie. 

   Le psychologue Thorwaid Dethlefsen et le médecin Rüdiger Dahlke ne distinguent pas plusieurs maladies à traiter mais admettent l’existence d’une seule et unique maladie liée inévitablement à l’état d’imperfection de l’homme et qui se manifeste par des symptômes les plus divers. Cette maladie accompagne l’homme durant toute sa vie pour en fin de parcours aboutir à la mort. Elle fait partie de la vie et signale que l’homme vit sous tension et que les symptômes médicaux ne peuvent que superficiellement être endormis, pour un certain temps, par des médicaments ou des opérations. Ce que nous nommons maladies ne sont que des manifestations de cette unique maladie et les auteurs se proposent d’interpréter leur signification. 















   Ils démontrent ainsi le sens des infections, des maux de tête, des accidents, des troubles cardiaques ou de l’estomac etc..., puisque tous ces symptômes nous parlent de notre réalité sous-latente. 
 
   Tous les symptômes ont un sens profond dans la Vie de chacun : ils transmettent des messages venant de l’esprit qu’il s’agit de décoder. Aussi pouvons-nous dire que le corps n’est jamais malade, il n’est que l’expression de la conscience. 

                                                              Polarité et Unité  
  
   Derrière chaque polarité réside l’unité (le paradis). Comme nous avons mangé la pomme défendue nous avons été rejetés du paradis pour tomber dans le monde bipolaire. Il est toutefois très important de comprendre que ce n’est pas le monde qui est bipolaire mais bien notre conscience à travers laquelle nous expérimentons le monde. Ce monde bipolaire nous donne accès à la connaissance. Tout est en mouvement en permanence et en passant d’un pôle à l’autre nous établissons un rythme qui est le fondement de toute vie. En supprimant le rythme on détruit la vie, car la vie est un rythme dynamique permanent.  
 
   Or, l’homme avec sa conscience bipolaire ne peut comprendre cette unité simultanément. Ceci nous oblige à distinguer dans chaque réalité deux pôles et de les étudier séparément, l’un après l’autre. Le pôle que nous allons envisager dépend exclusivement de notre point de vue. 

























   Afin de comprendre maladie et guérison, il s’agit avant tout de comprendre ce que signifie la guérison. Lorsqu’on perd de vue que la guérison implique l’approche de l’état parfait au sens de l’unité, le but de la guérison est dualiste et une telle démarche est toujours vouée à l’échec. L’unité ne peut s’obtenir que par la réunion des opposants. Pour sortir de la vision dualiste, il y a lieu de remplacer au niveau de notre compréhension le « soit ceci/soit cela » par « et ceci et cela » et le « l’un après l’autre » par « simultanément ». 
 
   L’inspiration dépend de l’expiration, le bien vit du mal, la paix vit de la guerre, la santé vit de la maladie. Malgré cela, les hommes ne souhaitent réaliser qu’un seul pôle tout en luttant contre l’autre. Cependant, celui qui combat un pôle quelconque de cet univers, combat le Tout — puisque chaque partie contient le Tout. 
 
  Cette conception est très compréhensible du point de vue théorique et intellectuelle mais rencontre dans la pratique beaucoup de difficultés. Si le but de l’existence est de réaliser l’unité, l’homme ne peut jamais guérir tant qu’il exclut quoi que ce soit. L’affirmation « Cela, je ne le ferai jamais ! » est le meilleur moyen d’empêcher la réalisation de l’unité et de la perfection. Il n’existe dans cet univers rien qui soit « injuste » ni « non autorisé ». Tous les efforts de l’homme ne devraient tendre vers le seul but de mieux comprendre les interactions, d’en prendre conscience, mais nullement de changer les conditions. Il n’y a rien à changer ni à améliorer-si ce n’est son propre point de vue.

    Si la bipolarité empêche la réalisation de l’unité dans sa simultanéité, le temps la rétablit en manifestant un pôle suivi du pôle opposé. Ce principe de la complémentarité maintient l’équilibre indépendamment de l’action ou de la non-action de l’homme. Nous croyons que beaucoup de choses changent avec le temps et cette croyance empêche de voir que le temps ne produit que des répétitions du même schéma. A travers le temps, les formes changent mais l’essence reste inchangée. 
 
   Lorsque nous nous efforçons de réaliser et de nourrir un pôle, l’autre pôle grandit d’une manière proportionnelle (plus grande la face, plus large le dos). La médecine offre à ce point de vue un exemple flagrant, plus la société est concernée par la santé et la lutte contre les maladies, plus les maladies dites « de civilisation » sont en augmentation. 

                                                      L’Ombre (Jung) 

   Chaque identification du type : je suis actif, dynamique, tolérant, courageux, pacifiste, etc..., est basée sur une décision et ignore volontairement l’autre pôle qui est antagoniste et complémentaire. Cependant, tout ce que nous ne voulons pas être, trouver ou vivre, en somme tout ce à quoi nous ne voulons pas nous identifier, forme notre “ombre”. En effet, ce n’est pas en fermant les yeux sur une moitié de toutes les potentialités qu’on les fera taire. Le pôle délaissé et dénigré vit dorénavant dans l’ombre de notre inconscient (Jung). L’ombre est le plus grand danger pour l’homme, parce qu’il la possède sans la connaître. Cette ombre veille à ce que tous les efforts et toutes les intentions de l’homme s’expriment en fin de compte en leur contraire. 













 
   Selon la loi de résonnance, nous ne pouvons être mis en contact qu’avec ce qui nous ressemble en profondeur, mettant ainsi en évidence le parallélisme entre vie extérieure et vie intérieure. Notre ombre se projette à l’extérieur comme sur un miroir et grâce à ce réfléchissement nous avons l’occasion d’en prendre connaissance. Toutes les caractéristiques rejetées dans l’inconscient pendant notre tentative de ne vivre qu’un seul pôle nous arrivent alors du inonde extérieur où nous continuons notre combat avec fureur en poursuivant notre but de supprimer tous les domaines que nous jugeons nuisibles et détestables. 

  Refuser un principe de vie aboutit avec certitude à l’obligation de vivre ce principe même : selon cette optique, les enfants adoptent plus tard exactement les mêmes comportements qui leur étaient si détestables chez leurs parents, des pacifistes deviennent avec le temps des militants, des moralistes se transforment en libertins et des apôtres de la santé tombent gravement malades. 
 
   L’apparition des différentes maladies obéit exactement à cette même loi. Une partie de l’ombre se concentre dans une partie du corps qui lui correspond symboliquement et se manifeste en tant que symptôme. Ainsi, un principe de vie non vécu consciemment se réalise malgré nous et rétablit de cette manière l’équilibre indispensable. Le symptôme nous montre ce qui nous manque au niveau de notre conscience. Aussi nous rend-il honnête en rendant visible ce que nous avons refoulé. 
 
   Dans le cas idéal, la guérison d’une maladie devrait être liée à l’intégration du message que le ou les symptômes désirent nous communiquer conduisant ainsi à une plus grande maturité et à un champ de conscience plus vaste
 
   Le chemin vers l’unité exige de notre part de voir en toute chose la bipolarité sans craindre ni rejeter les conflits inhérents à notre condition d’être. Ne pas évincer, mais affronter nos difficultés en les vivant avec spontanéité et sincérité, voilà notre vraie raison de vivre afin d’accomplir en soi la fusion des antagonismes complémentaires. 
 
   La seule clé qui permette d’unir les oppositions est l’AMOUR qui embrassant tout permet au monde extérieur de nous pénétrer. Sur ce chemin nous apprenons à nous reconnaître en toute chose avec sérénité et équanimité, sans jugement de valeur. 

                                        A la recherche des causes 


   Toutes ces considérations semblent incompatibles avec l’approche scientifique en ce qui concerne les causes des différents symptômes. Ici, nous nous heurtons au problème principal de la logique formelle. L’homme a actuellement tendance à interpréter tout événement d’une manière causale et de construire des chaînes causales de plus en plus vastes afin d’établir une relation évidente entre cause et effet
 
   L’incapacité de la science de penser par analogie l’oblige à élaborer dans tous les domaines des nouvelles lois. Ainsi, recherche-t-elle séparément la loi des bipolarités dans le domaine de l’électricité, de la structure atomique dans le domaine physico-chimique, de l’équilibre acido-basique dans le domaine physiologique, des hémisphères cérébraux en neurologie, etc. 
 
   Pourtant grâce à l’approche analogique on pourrait découvrir la relation qui existe dans l’expression des différentes polarités en définissant un même principe de base. Cela rejoint le Principe Unique cher aux macrobiotiques. De cette manière, nous voyons un lien analogue entre le pôle électrique positif, l’hémisphère cérébral gauche, le soleil, le feu, le Yang..., bien qu’il n’existe aucun lien causal entre eux. La logique causale permet la compréhension fonctionnelle et formelle, alors que la logique par analogie permet de comprendre les significations profondes. Au niveau du cerveau par exemple l’hémisphère gauche peut analyser grâce au raisonnement causal mais il lui est impossible de saisir le monde dans sa globalité. En revanche, l’hémisphère droit, incapable de voir en détail le déroulement des événements, comprend immédiatement la totalité, ce qui lui permet d’expérimenter le sens profond. 

   Nous pouvons appliquer ce parallélisme en médecine en insistant sur le fait que tout symptôme peut être décrit à partir de la cause fonctionnelle, responsable de son apparition, mais peut également être interprété à partir de sa signification profonde, symbolique. C’est cette dernière démarche que les auteurs du livre “Krankheit als Weg” nous proposent : 
 
   1. Lors de l’interprétation d’un symptôme, renoncez momentanément à l’idée d’une relation de cause à effet. Celle-ci reste toujours valable, elle n’empêche cependant pas la recherche d’une signification plus profonde sur le plan subjectif.
 
   2. Notez et analysez le moment de la manifestation du symptôme. Posez- vous des questions quant à la situation familiale, financière, etc…, quant aux pensées, rêves, phantasmes, événements ou nouvelles qui préoccupaient votre esprit à ce moment précis. 

   3. Interprétez l’événement symptomatique d’une façon plus abstraite en tenant compte du langage courant qui s’exprime d’une manière psycho-physique : « se mettre un fardeau sur le dos »; « ça me reste sur l’estomac » ; « cette nouvelle me coupe le souffle » ; « tu me casses les reins » ; « il me donne des boutons « ; « j’en ai mal au ventre » ; « je ne peux pas le voir en peinture »; « tu m’écorches les oreilles » ; « cela me tape sur le système » ; « je ne peux pas l’avaler »; « je ne digère pas ce qu’il m’a fait » etc... 

   4. Presque tous les symptômes nous obligent à modifier notre comportement : d’une part les symptômes nous empêchent de faire ce que nous aimons et d’autre part nous obligent de faire ce que nous n’aimons pas. Par exemple, une grippe nous empêche d’aller à une fête d’anniversaire et nous force à rester au lit ; une jambe cassée nous empêche de faire du sport et nous condamne au repos. 

   Dans tous ces cas, le symptôme corrige notre excessivité et notre unilatéralité, comme dans le cas de l’hyperactif qui se voit contraint de se reposer. 
 
   Dans le paragraphe sur la polarité, nous avons vu que l’union se situe derrière chaque paire d’antagonismes. Une expression symptomatique totalement opposée peut ainsi expliquer une même problématique. Il n’y a donc pas de contradiction si nous analysons lors d’une constipation et d’une diarrhée le même thème central du “lâcher-prise”. De même, en face d’une hypotension et d’une hypertension nous trouvons la fuite devant des conflits. Comme la joie peut s’exprimer par le rire et par les larmes, la peur peut conduire à la paralysie ou à la fuite panique. A ce sujet, il s’agit de préciser que toute expression exagérée et extrême indique sans aucun doute un problème profond: le timide et le « m’as-tu vu » manquent de confiance en eux ; le lâche et le téméraire ont peur, etc. 
 
   L’équilibre se situe toujours au milieu des extrêmes. Lorsqu’une caractéristique est particulièrement accentuée, l’indication d’un problème inconscient non-résolu devient évidente. 
 




 




















D’autre part, un même problème peut se manifester par différents symptômes. Ceci permet d’expliquer pourquoi dans la lutte contre un symptôme, lorsque nous parvenons à le vaincre par la médecine, un autre symptôme fait son apparition. C’est ainsi que le problème « se trouver sous tension » peut s’exprimer par de l’hypertension, des muscles très tendus, du glaucome, un abcès ou alors par une tendance à mettre d’autres personne sous pression. 

   Selon ce que nous venons de voir, nous pouvons concevoir l’organisme comme un lieu d’expérimentation où un processus inconscient venant d’en haut prend forme pour ensuite prendre le chemin inverse :de bas en haut grâce à une prise de conscience sincère. Aussi, un symptôme ne peut se résoudre efficacement sur le plan corporel sans une meilleure compréhension de soi. Cependant, avant qu’un problème ne se manifeste en tant que symptôme, il se signale au niveau psychologique comme idée, désir ou phantasme. Au plus un homme s’ouvre aux impulsion de son inconscient, au plus il leur permet de s’exprimer, au plus sa vie devient vivante, intéressante et captivante, mais également non-orthodoxe et peut-être marginale ou du moins originale. 


                       RESUME DE LA THEORIE 

 
   1) La conscience humaine est polaire, ce qui d’une part permet de comprendre le monde et d’autre part nous rend imparfait et incomplet. 

   2) L’homme est malade et la maladie est l’expression de son imperfection inévitable au sein de la polarité.  

   3) La maladie s’exprime par des symptômes les plus divers qui sont l’expression corporelle des parties obscures de notre conscience.
 
   4) L’homme en tant que microcosme possède dans sa conscience tous les principes du macrocosme. Compte tenu que l’homme peut distinguer dans le monde deux pôles mais qu’il ne s’identifie qu’avec la moitié, l’autre moitié tombe dans l’ombre et reste non-consciente. 

   5) Un principe non vécu d’une manière consciente réclame son droit à l’existence par le biais des symptômes corporels et psychologiques. L’homme se voit obliger d’exprimer dans le symptôme ce qu’il ne voulait pas vivre. Tous les symptômes compensent ainsi tout dualisme. 

   6) Le symptôme rend l’homme honnête

  7) L’homme exprime en tant que symtôme ce qui lui manque au niveau de sa conscience.
 
   8) La guérison n’est possible que si l’homme devient conscient de son ombre et l’intègre avec franchise et sincérité. Lorsqu’il a trouvé ce qui lui manquait, le symptôme devient inutile et disparaît comme par enchantement. 

   9) La guérison tend vers la globalité et l’unité. L’homme est véritablement entier lorsqu’il a trouvé son Soi véritable et qu’il s’est uni avec tout ce qui existe. 

   10) La maladie contraint l’homme à ne jamais quitter le chemin vers l’unité; ainsi devient-elle un chemin vers la perfection, un chemin vers la santé. 


Dans ce dessin vous pouvez voir:
- soit le profil gauche d'une vieille femme 
- soit le profil gauche d'une jeune femme, dos tourné vers vous


Dans ce dessin vous pouvez voir: 
- soit un seul visage de face
- soit 2 profils qui se trouvent vis-à-vis
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