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 2-01-2013 
        La chimiothérapie peut aggraver le développement du cancer

  •   Une nouvelle étude aux Etats-Unis a prouvé que la chimiothérapie censée tuer les cellules cancéreuses peut également stimuler les cellules saines entourant les cellules cancéreuses qui libèrent alors une protéine particulière qui favorise la croissance du cancer

 







  •   L’auteur principal de cette étude, Peter S. Nelson, a déclaré aux médias: « Les cellules cancéreuses à l'intérieur du corps vivent dans un environnement très complexe au sein duquel des cellules saines avoisinantes influencent la réponse et la résistance au traitement. » La raison pour laquelle la chimiothérapie échoue lors du traitement d'un cancer avancé, est que la dose qui permet d’éradiquer le cancer est très proche de celle pouvant tuer le patient. « Dans un test « in vitro » d’un laboratoire, vous pouvez «guérir» presque n'importe quel cancer en injectant une énorme dose de chimiothérapie toxique pour les cellules cancéreuses. Malheureusement vous ne pouvez pas reproduire le même schéma chez les patients, car la dose qui tue les cellules cancéreuses est aussi celle qui tue les cellules saines » a déclaré Peter Nelson. Les chercheurs suggèrent que leurs résultats pourraient ouvrir la voie pour développer des traitements anticancéreux plus efficaces.
  •   Ainsi, le traitement des tumeurs doit se faire en des plus petites doses pour laisser le temps aux cellules saines de récupérer entre les intervalles de traitement. Mais l'inconvénient est que cette approche ne peut pas tuer toutes les cellules cancéreuses, et celles qui survivent peuvent devenir résistantes aux traitements suivants de la chimiothérapie. Dans leur étude, Peter Nelson et ses collègues ont étudié un type de cellules normales, non cancéreuses, les fibroblastes, qui vivent à proximité des tumeurs cancéreuses. 
  •   Chez les animaux, les fibroblastes aident à maintenir le tissu conjonctif lequel soutient d'autres types de cellules et de tissus. Les fibroblastes sont également importants pour la cicatrisation des plaies ainsi que la production de collagène. Mais dans certaines circonstances ils peuvent se comporter de façon inattendue. Lorsque leur ADN est endommagé, par exemple à cause d’une chimiothérapie, les fibroblastes peuvent libérer une large gamme de substances qui stimulent la croissance de cellules en général, y compris cancéreuses.
  •   Peter Nelson et ses collègues ont examiné les cellules autour des cellules cancéreuses de la prostate, du sein et des ovaires chez des patients qui avaient été traités par chimiothérapie. Ils ont trouvé en particulier, que dans l’environnement proche de la tumeur lorsque l'ADN des fibroblastes près de la tumeur est endommagé par la chimiothérapie, ils commencent à produire une protéine particulière, appelée WNT16B,. Ils ont aussi constaté que lorsque cette protéine atteint une concentration suffisamment élevée, elle entraîne les cellules cancéreuses à croître et à envahir les tissus environnants, et à résister à la chimiothérapie.  « L'action de cette protéine dans l’environnement proche de la tumeur de la prostate a affaibli les effets de la chimiothérapie et favorise ainsi la survie des cellules tumorales et la progression de la maladie » écrivent-ils. Les chercheurs savaient déjà, que cette famille de protéines est importante pour la croissance des cellules normales et le cancer, mais cette étude révèle maintenant qu’elle peut aussi jouer un rôle dans l’augmentation de la résistance au traitement. 
  •   Les chercheurs ont constaté que certaines protéines peuvent se multiplier par 30, ce qui était "totalement inattendu", a déclaré Nelson. Les approches qui endommagent l'ADN de toutes les cellules. traitements du cancer sont de plus en plus précis, en utilisant des approches spécifiques pour cibler des molécules clés plutôt que des cellules générales "tous azimuts",  Les chercheurs disent que leurs résultats suggèrent que le microenvironnement de la tumeur peut jouer un rôle important dans le succès ou l'échec de ces méthodes plus spécifiques. Par exemple, la cellule cancéreuse peut même réagir très différemment au même traitement, selon des microenvironnements différents. Ils suggèrent que leur découverte pourrait aider à rendre les traitements plus efficaces, par exemple en trouvant un moyen de bloquer la réponse du microenvironnement tumoral. D'autres études démontrent que les traitements du cancer ne touchent pas seulement les cellules cancéreuses, mais il peut aussi cibler les cellules autour des tumeurs.













  •  Cet effet pourra être positif, quand on souhaite stimuler les cellules saines pour attaquer les tumeurs tout proches. L'étape suivante consiste à trouver des façons à cibler les mécanismes de résistance à la chimiothérapie afin de rendre la chimiothérapie encore plus efficace.

Sources: Catharine Paddock PhD 

Article Date: 07 Aug 2012 

Copyright: Medical News Today 


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