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manière naturelle

                               Comment bien vieillir ? (1)

 

                                        1. Le vieillissement commence à 20 ans


    Bien dans sa vie, bien dans sa peau, c’est le secret d’une jeunesse qui résiste à l’épreuve du temps. 

    Ce qui implique de savoir s’alimenter, de bouger, de rester curieux et sociable, et de toujours donner du sens à sa vie.

    Pour lutter contre la vieillesse, nous mettons tous nos espoirs dans les progrès de la science.









    Nous réparons les pannes et remplaçons certaines parties de nos corps vieillissants à l’aide de techniques de plus en plus sophistiquées et coûteuses. Cette approche biomédicale de l’avance en âge, dominante dans les pays développés, a incontestablement contribué à prolonger nos vies. 

    Certes, la médecine occidentale propose des réponses à nos maux, mais face aux maladies liées à l’âge, elle soigne mal et guérit peu, en particulier les troubles fonctionnels et les maladies chroniques. 

    Si l’espérance de vie continue à croître sans discontinuer d’environ un trimestre par an, l’espérance de vie en bonne santé peine à suivre.

    Il y a pourtant moyen de profiter de cet extraordinaire surcroit de longévité. 

    Nous savons maintenant que les conditions de notre vieillissement sont entre nos mains, et bien plus qu’on ne l’a cru par le passé. 

    C’est en adoptant des comportements appropriés que l’on entretient ce précieux capital d’années en bonne santé.

    Malheureusement, notre société «jeuniste» nous forme à devenir des adultes mais ne nous apprend pas à bien vieillir!

    Pourtant, nous commençons à vieillir dès notre jeunesse. Le vieillissement physiologique débute vers 20 ans...C’est dire ! Petit à petit, notre organisme perd son aptitude à réparer les erreurs et à se protéger des agressions dont il est l’objet. 

    Progressivement, les conséquences de ces dysfonctionnements s’accumulent dans notre corps, entraînant une diminution de ses capacités fonctionnelles et adaptatives. Cette spirale négative s’aggrave avec l’âge, sous les effets conjugués de facteurs environnementaux et de facteurs génétiques.

 

                                    Les cellules se divisent pour se renouveler


    En effet, la durée de vie prévisible des espèces serait liée aux modifications accidentelles ou programmées de certaines informations contenues dans le génome

    Ce « sablier chromosomique » a donné lieu à d’intenses recherches, 

    On sait que toutes les cellules se divisent pour se renouveler. Or, à chaque division, les extrémités des chromosomes, les télomères, sont rognées. Et ils vont diminuer jusqu’à ce que la cellule ne puisse plus se dupliquer sans entraîner une altération de son ADN, signant ainsi son déclin. 

    En protégeant l’extrémité des chromosomes, les télomères se comportent comme les manchons de plastique sur les lacets de nos chaussures. 













    Plus ces télomères sont longs, plus la capacité de division cellulaire est importante et plus l’espérance de vie est garantie.

   Toutefois, pour ceux qui placeraient tout leur espoir dans la génétique afin de prolonger leur vie, nous n’avons pas identifié chez l’homme de gènes directement liés ou impliqués dans le vieillissement normal. 

    Pour compliquer le tout, l’épigénéti­que, cette discipline qui étudie l’interaction de l’environnement et de l’histoire individuelle avec l’expression du génome, observe qu’il existe parfois des différences très marquées de longévité chez des individus aux patrimoines génétiques similaires. 

    En réalité, si le rôle des gènes dans l’apparition de certaines maladies mortelles est incontestable, l’hérédité n’intervient que pour 20 à 40% dans les variations interindividuelles de longévité

    On attribue parfois aux chromosomes ce qui n’est que le résultat d’interactions sociales complexes.

 

                              Quand Oxygène et Sucre deviennent toxiques

 

     Pour obtenir l’énergie nécessaire au bon fonctionnement de notre organisme, nos cellules brûlent l’oxygène que nous respirons dans des centrales énergétiques, les mitochon­chies. 

     Les réactions d’oxydation, consécutives à cette production d’énergie, libèrent des radicaux libres, toxiques pour les protéines et l’ADN cellulaire. Ce processus, dit de stress oxydatif, est normalement bien contrôlé par des systèmes de protection et de réparation complexes. J'en parlerai dans une prochain article.

     Ces mécanismes perdent de leur efficacité avec l’âge et sous l’effet d’un environnement nuisible (tabac, pollution, UV..,). Il en résulte un dysfonctionnement cellulaire à l’origine de nombreux phénomènes liés au vieillissement. 

    Un des plus visibles est l’effet du soleil sur une peau trop exposée qui laisse apparaitre dessèchement, rides, taches, et qui peut être â l’origine de cancers cutanés.

    Autre ennemi de notre jeunesse, le sucre (le glucose), qui est également un carburant cellulaire indispensable. Il peut se fixer sur les protéines et les acides nucléiques (l’ADN de nos chromosomes). 

    Ce lent processus, appelé "glycation", aboutit à l’accumulation de composés irréversibles et dangereux pour l’organisme. Il est indispensable de vérifier régulièrement le métabolisme du glucose. 

    Il en est ainsi d’un diabète non équilibré ou d’un régime alimentaire trop riche en sucre. En libérant des quantités anormales de glucose dans le sang, ces composés accélèrent le vieillissement tissulaire.

 26-09-2013