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manière naturelle

                  Comment bien vieillir ? (6) 


                                 6. Apprivoiser son âge, prendre soin de soi

 

              Hygiène de vie antioxydante

 

   De nombreuses études ont révélé qu’une alimentation frugale était source de longévité accrue

   En dehors des apports nutritifs faisant la part belle aux petits fruits colorés, aux légumes verts, aux noix, aux céréales complètes et aux huiles végétales bio de première pression à froid, aux poissons gras et viandes maigres en petite quantité ainsi qu’à des boissons riches en antioxydants comme, par exemple, le thé vert et le vin rouge - le tout bio autant que faire se peut ! - d'autres mesures d’hygiène de vie saines sont donc plus que conseillées.

   Ces mesures incluront un exercice physique doux régulier au grand air, la pratique de la relaxation, l’entretien de relations sociales harmonieuses, l’abandon du tabac et de l’alcool à outrance et toutes autres pratiques réduisant le stress physique et psychique générateur de radicaux libres.

   Ces pratiques sont bien illustrées dans le mode de vie traditionnel des habitants de l’île de Crête ou celui des centenaires d’Okinawa.. .tout est donc possible!










   Nous pouvons observer autour de nous d’heureux spécimens de gens âgés qui semblent résister à l’épreuve du temps.

    Ils aiment la vie et impressionnent par leur vitalité physique et intellectuelle

   Cette population qui «vieillit avec succès » représente, selon les études, 15 à 30% des individus de leur génération

   Ils possèdent tous trois spécificités fondamentales: 

   - ils sont rarement atteints de maladies, en particulier celles qui génèrent des pertes d’autonomie.

   - ils conservent un niveau d’aptitude physique et intellectuelle élevé

   - enfin, ils maintiennent des relations étroites avec les autres et sont engagés dans des activités qui ont du sens

   Ces trois particularités sont à la fois interdépendantes et partiellement autonomes. 

   On observe ainsi entre elles une certaine hiérarchie : l’absence de maladie facilite le fonctionnement intellectuel et l’activité physique qui, à leur tour, favorisent l’engagement social. 

   Cependant, en dépit d’une santé défaillante, certaines personnes conservent intacte leur puissance intellectuelle et peuvent rester longtemps engagées.

   Cette typologie a le mérite de confirmer que le vieillissement ne peut être réduit aux seules variables biologiques, échappant plus ou moins â notre contrôle. 

   Il est également fortement corrélé à des facteurs psychologiques, environnementaux et sociaux, intimement reliés. 

   Ce modèle biopsychosocial du vieillissement implique une relation dynamique dans le temps entre l’hérédité, l’environnement, le mode de vie et les risques de maladies

   Dès notre jeunesse, et tout au long de notre existence, nous sommes comptables des acquis et du maintien de nos capacités physiologiques, cognitives et relationnelles. 

   Le goût de l’effort physique, la curiosité intellectuelle, l’optimisme, la sociabilité sont des vertus fondamentales pour bien vieillir. 

   Ces qualités s’acquièrent pendant la jeunesse et à l’âge adulte et doivent être soigneusement entretenues dans le dernier tiers de la vie.














   A ceux qui croient que les jeux sont faits au-delà d’une certaine limite, il est possible d’affirmer que nous sommes, à tout âge, les acteurs de notre vieillissement

   Ce n’est pas le nombre de printemps mais nos capacités adaptatives qui sont ici déterminantes. 

   Réussir notre avance en âge dépend moins de facteurs physiologiques ou sociaux, imposés par l’accumulation des années, que de comportements choisis librement pour s’ajuster aux changements consécutifs à notre vieillissement.

   Pratiquer régulièrement une activité physique adaptée aux capacités de l’individu est un remède anti-âge avéré et efficace.

   Manger sain, équilibré est aussi une clé pour nous alléger du « poids des ans».

   Eviter le tabac et une consommation excessive d’alcool, gérer son stress, respecter son sommeil... 

   Et prendre soin de son univers mental, rester curieux, en relation avec les autres, s’instruire, s’amuser...

   Notre cerveau craint bien plus la sous-utilisationdes neurones que l’usure du temps. 

   L’intelligence et la vie émotionnelle, la vie sociale sont des ressources inépuisables sur lesquelles il est bon de s’appuyer, parce qu’elles viennent nourrir l’esprit et donnent du sens à nos vies. 

   C’est en s’adaptant au mieux aux effets du temps, en apprivoisant son âge, en prenant soin de soi, en vivant bien, que l’on peut bien vieillir.












 16-10-2013