Trouver la santé et
le bien-être d'une
manière naturelle

Comment mieux se comprendre? (1ère partie)

 

Aucun conseil n’est plus ancien, plus universel et plus judicieux que le fameux « Connais-toi toi-même » de Socrate.

Mais c’est aussi le conseil le moins bien compris, et le plus mal suivi.

 

Je vous recommande vivement la lecture des livres de Christiane Singer :

« Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ? »













   Née en 1943, Christiane Singer était romancière et essayiste. Elle a toujours placé la dimension intérieure et spirituelle propre à chacun au cœur de son œuvre.


   Les Sages Hindous de l’antiquité avaient imaginé une légende selon laquelle les dieux, soucieux de cacher un trésor en un endroit où l’homme ne puisse le trouver, avaient très vite écarté le projet de l’enfouir au plus profond des mers, au plus haut d’une montagne ou même dans les étoiles, tous lieux que l’homme, avec son inventivité, parviendrait bien à atteindre un jour ou l’autre.

   Ils avaient résolu de dissimuler ce trésor dans l’homme lui-même, seul endroit où il n’aurait jamais l’idée de chercher.

 

                 A LA DECOUVERTE DU VRAI SOI-MEME, TRES DIFFERENT DE L’EGO

    Dans toutes les Traditions spirituelles du monde, on a toujours identifié l’Absolu au cœur même du Soi, ou, en d’autres termes, au centre de soi-même.

  Bien sûr, autour de ce centre, comme autant de couches d’oignon, divers niveaux de conditionnements constituent ce qu’on appelle la personnalité, ou «ego».

  Or, cet ego, avec son conscient, son subconscient et son inconscient, fonctionne, chez la plupart d’entre nous, comme un imposteur, comme un faux moi.

   En effet, je ne suis pas l’image conditionnée que j’ai de moi.

   En revanche, le sentiment d’être soi, le simple sentiment d’être, dans son infinie pureté, est beaucoup plus «moi» que toutes les considérations faussement identitaires telles que «je suis un homme», «je suis untel», «je suis Français», «je suis jeune», «je suis dépressif», etc.

 

   Evidemment, celui qui peut se présenter comme untel tout en préservant son sentiment d’être, ne sera jamais le jouet de l’illusion de l’ego; mais tant que les identifications conditionnées parasitent, même légèrement, l’identité réelle, tant que l’on s’imagine différent de ce que l’on est, il ne peut y avoir ni paix ni santé mentale et physique.

   Car, en s’opposant à la réalité, l’ego crée des conflits, des tensions, et, partant, des maladies.

  C’est d’ailleurs tout l’art d’une thérapie véritable que de partir en reconnaissance dans le continent profond de l’ego conditionné, que d’éclairer les zones sombres de la personnalité, à la découverte du vrai soi-même.

 

                                   LA RECHERCHE DU BIEN-ETRE PASSE PAR ETRE

 

   D’une certaine façon, on peut dire que le «bien-être» est synonyme «d’être», et le «mal-être» de «ne pas être».

   Le «mal» doit en effet être assimilé au manque.

 

   De la même manière qu’on a le mal du pays quand le pays nous manque, on éprouve un mal-être quand l’être nous manque ou, plus exactement, quand nous ne nous sentons pas être. Pour cette raison, il ne faut surtout pas combattre le mal-être, mais bien plutôt accroître la capacité à être.

 

  Une telle recherche du «mieux-être» ne doit toutefois pas être confondue avec cet «avoir plus» auquel s’accrochent si désespérément tant de nos contemporains.

   La croissance démesurée de l’avoir ne peut combler le manque d’être. Les gens les plus fortunés ou admirés, tout comme les intellectuels attachés à leur savoir (qui est une autre forme de l’avoir), ne sont pas ceux qui jouissent du plus grand bien-être.

 

   C’est ce mal-être qui va nous mettre en chemin, qui nous oblige de partir dans une direction qui sera plus vraie, plus véritable et qui sera plus en accord avec notre désir profond.

   Ceci est irrecevable pour quelqu’un qui est juste dans la souffrance (maladie, perte d’un être cher, difficultés relationnelles ou professionnelles..), mais par la suite cette souffrance se dissipe si nous cessons d’y être identifiés. Alors peut commencer la guérison psychique.

   Le pire dans notre société, c’est la voracité, la revendication du style « cela m’est dû », « c’est à moi » etc, alors dans la vie TOUT EST CADEAU

   Mais les gens sont tellement affamés…. !!!

 

   Etre en amour avec soi est peut-être le plus difficile. Alors, pour tout ce qu’on n’a pas, on cherche des compensations à l’extérieur tels que des acquisitions superflues, des voyages inutiles et d’une manière générale un rehaussement de son EGO.

 

   Le réflexe qui nous porte à toujours rechercher plus s’explique par la persistance d’un instinct de survie qui a joué son rôle chez l’animal ainsi que chez le primitif et l’homme antique. De nos jours encore, il semble encore évident qu’un minimum d’avoir est nécessaire pour pouvoir continuer d’être.

   En dessous d’un certain seuil, l’avoir est prioritaire. Mais, ce seuil franchi, le «plus d’avoir», qu’il soit matériel ou intellectuel, s’avère totalement impropre à combler le manque qui s’exprime dans le mal-être.

   Or, pour bien être, il faut se «sentir mieux», il faut apprendre à se sentir, à réhabiliter une certaine sensibilité envers soi-même.

  (à suivre)

 24-05-2014