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Comment soigner les cordes vocales ?

 Simple enrouement ou aphonie, trac ou bégaiement…que faire contre les problèmes de voix et pour prendre soin des cordes vocales ?

 

    Ne pas maitriser sa voix est évidemment ressenti comme un lourd handicap, surtout dans la société actuelle où la vie sociale et professionnelle n’a plus rien de commun avec la situation du paysan solitaire dans son champ.

    Or, actuellement, les causes des troubles vocaux sont plus nombreuses qu’auparavant.

    Ce pourra être, bien sûr, un forçage vocal, causé par des excès de paroles ou des hurlements, des troubles allergiques, viraux ou microbiens, des différences brutales de température ou d’hygrométrie, des tensions musculaires, mais le plus souvent, des perturbations ou des chocs psychologiques.

 

            CONTROLER SA RESPIRATION

    Chacun a pu constater à quel point la tension nerveuse, l’émotion et le stress en général peuvent transformer la voix, voire la couper totalement. Cela étant directement lié à la respiration, des exercices respiratoires sont préconisés pour retrouver son souffle.

    Mais c’est seulement là le début du processus visant à retrouver ou acquérir le calme intérieur, indispensable à l’expression cohérente de la pensée. Pour le retrouver vraiment, il convient de faire intervenir des techniques plus proches de la relaxation.

    Enfin, une étude des mécanismes de la phonation s’avère utile lorsque le blocage psychologique devient blocage de la parole.

    A ce stade, différentes méthodes, inspirées de l’orthophonie ou des techniques de chant, aident à surmonter ces handicaps.

 

            LE TRAC

    Ce phénomène, bien connu des acteurs, de ceux qui doivent prendre la parole devant un public et des élèves en période d’examens oraux, laisse la bouche sèche, les genoux flageolant et l’estomac noué... 

    Mais il affecte aussi la voix

















    Pour minimiser les manifestations du trac, il est évidemment recommandé de connaître parfaitement son sujet, d’être en bonne condition physique et d’apprendre à se concentrer. 

    Mais d’autres techniques psychologiques doivent encore être mises en œuvre.

    Par exemple, avant de communiquer face à un public, on peut se visualiser dans le contexte, parfaitement à l’aise et prenant même du plaisir à parler

    On peut aussi prendre l’habitude de parler à son cerveau pour le remettre dans le droit chemin lorsqu’il s’égare au pays du trac.

    Il est également possible de jouer avec les différentes facettes de son enfant intérieur, en laissant «l’enfant penaud» dehors et    en partant en «voyage» avec l’enfant curieux et émerveillé.

 

          LE BLANC – UN BLOCAGE DE LA PENSEE

    Pour éviter cette panne momentanée de son que l’on appelle un «blanc», mieux vaut éviter les pièces surchauffées et bien s’hydrater en buvant abondamment.

    Sur le plan psychologique, il convient avant tout de se calmer afin de ne pas laisser la respiration s’emballer et de la maintenir très basse et légère.














    Au moment venu de discourir, on évitera également de prendre trop d’air ; et, bien sûr, on ne pensera qu’à ce que l’on a à dire... plutôt qu’au timbre ou au registre de sa voix! 

    En d’autres mots, on visera le fond plutôt que la forme, on restera axé sur son sujet ou sur son texte et moins sur soi-même et sur l’effet à produire ; sachez que le sujet (parole ou texte) doit faire abstraction de l’orateur qui doit s’effacer au profit du message à communiquer.


            LA VOIX VOILEE

    Mise à part la nécessité d’une tonification physique générale, on prévient la voix voilée en apprenant à laisser l’air entrer, sans angoisse d’en manquer, en commençant à parler le plus immédiatement possible, en articulant, sans hésitation ni attente, et à dire les mots de façon franche, authentique et charnelle. 

    Il ne faut en aucun cas manger ses mots, mais au contraire les restituer avec toute leur épaisseur, leur chair.

    D’autre part, il peut être utile de connaître la configuration de la bouche au plan phonétique afin de redonner de la précision à la parole.

 

              LA VOIX TROP BASSE OU TROP HAUTE

    Si le timbre ou registre de la voix est trop bas, il faut s’efforcer de retrouver un bon tonus physique et psychique. De plus, un certain nombre d’exercices spécifiques s’appliquera.

                  • Pour une voix trop basse:

- on se focalise sur la syllabe plutôt que sur le son;

- on mémorise la quantité d’énergie nécessaire pour émettre un son plus haut;

- on appelle la voix à soi, plutôt que de la projeter;

- on prend l’air de façon modérée et passive;

- on parle plus au niveau buccal que vocal.

                  • Si la voix est trop haute:

- il faut respirer le plus légèrement et le plus bas possible, en essayant de dilater le bassin plutôt que les côtes;

- relâcher les sphincters ou tensions du bas-ventre, ce qui constitue la première forme de décontraction;

- se focaliser sur la syllabe et sur son sens;

- à l’émission des sons, produire une énergie soutenue mais tranquille.

 

              LA MUE

    Chez les adolescents, la mue correspond à un changement général important qui peut, dans certains cas, créer des perturbations psychologiques.

    Globalement, lorsqu’un adolescent ne veut pas sortir de l’enfance, il est souhaitable de lui faire suivre quelques séances de psychothérapie, et, sur le plan vocal, de lui montrer qu’il peut, indifféremment, se servir de sa voix d’enfant ou de sa voix d’adulte.

    Le reste relève de la capacité des parents à valoriser le passage à l’âge adulte et à dédramatiser les difficultés qui y sont inhérentes.

 

              LA VOIX ENGORGEE

     La voix engorgée a seulement pour cause un mauvais emplacement de la langue qui vient se positionner généralement plus bas et en arrière de là où elle devrait être, à cause de la tension nerveuse ou psychique. 

   Il faut donc, avant tout, retrouver le calme qui lui permettra de retrouver sa véritable place, mais aussi réapprendre avec patience la phonétique acoustique.

    Habituellement, il suffit de quelques semaines ou, au plus, de quelques mois, pour venir à bout de ce phénomène...

    Si l’on fait appel à un orthophoniste compétent.

 

          LA VOIX MONOCORDE

    Généralement causées par un manque de sollicitation auditive de la part du père, durant l’enfance, les voix monocordes demandent un traitement psychothérapeutique et une utilisation plus sensuelle du corps, notamment par la pratique du massage et de la natation.

    L’orthophoniste se charge de faire travailler à son patient le schéma auditif et le ressenti des sonorités. 

    En outre, le sujet gagne à écouter la musique tout près des haut-parleurs afin de ressentir les sensations charnelles liées aux variations du son, sans, bien entendu, dépasser un taux raisonnable de décibels.

    Enfin, il est indispensable de s’efforcer de ne parler que lorsque une conviction profonde peut accompagner et donc soutenir la parole, afin que le psychologique reste toujours lié au physique. 

    Pour conserver vos audiences, évitez à tout prix de n’exprimer que ce que les autres souhaitent entendre car alors vous vous faites le miroir de vos amis. Si vous empruntez de multiples visages au gré des circonstances, vous trichez avec vous-même.  

    Or, il est essentiel que vous vous engagiez franchement. 

    Vous cantonner dans l’imprécision ne vous permet pas de mieux retomber sur vos pieds. 

    Au contraire, vous y dilueriez complètement votre personnalité avec effet néfaste sur la qualité de votre élocution qui est très liée à la capacité de rester vous-même, vrai et déterminé dans vos convictions, même si elles sont contraires à celles d’autrui.

 

          LA VOIX PONCTUEE DE SPASMES

    Les personnes souffrant de ce trouble, appelé «dysphonie spasmodique», sont souvent trop actives, introverties et hypersensibles. La tension, lorsqu’elle se relâche, produit ce phénomène.

    Pour en venir à bout, il est généralement conseillé de prendre des cours de chants, et surtout d’apprendre à ne plus projeter la voix. 

    Au contraire, la parole doit être conçue comme quelque chose appartenant au sujet qui doit l’accueillir exactement comme de la nourriture. C’est en agissant ainsi qu’il peut acquérir une tranquillité nerveuse dans son expression vocale.

    Le professeur de chant devra insister sur la détente abdominale et sur la relaxation des sphincters. Il s’agira, à travers une telle rééducation, de ralentir la parole et de ne plus être obsédé par elle à cause de ce handicap.

 

          LE BEGAIEMENT

    Ce trouble de la voix, le plus handicapant, est psychologiquement dû à un «Sur-Moi» qui bloque la parole en cherchant des mots trop précis. Il s’agit plus d’une question de dynamique de la pensée que d’un trouble de l’élocution.

    Le bégaiement trouve souvent son origine dans un milieu familial où l’on commet l’erreur d’exiger de l’enfant une diction parfaite alors qu’il n’a pas encore acquis la maîtrise de ses sphincters. 

    Quand il apprend à bloquer ses sphincters, il bloque aussi son élocution et perd toute sa spontanéité. Ce travail de rééducation est, le plus souvent, long, complexe et pénible.










    Il faut obliger la pensée créatrice à avancer, faire tout un travail de prise de conscience concernant la communication en tant que but premier de la prise de parole, et, bien sûr, réinstaller la respiration et la phonation dans un contexte de réceptacle et non plus de «vomisseur».

 

         POUR ACQUÉRIR UN ETAT DE CALME PERMANENT

    Toutes ces techniques doivent évidemment être accompagnées du calme intérieur que favorise une pratique soutenue de la relaxation, afin de se détendre physiquement, et de la concentration, qui permet de se consacrer pleinement au sujet de son intervention, qu’elle soit courte ou importante, en oubliant le reste, c’est-à-dire le contexte, qu’il soit affectif ou impressionnant par l’enjeu ou les circonstances. 

    Bien des techniques, comme le Yoga, la relaxation, voire la psychothérapie, mais aussi l’orthophonie, appliquées seules ou en synergie, sont disponibles tant pour prévenir que guérir.

 

             LES CAUSES PHYSIQUES ET LEUR TRAITEMENT

    Les dysphonies, aphonies, couacs, mucosités ou douleurs pharyngiennes peuvent avoir bien des causes non psychologiques. Le plus souvent elles sont faciles à prévenir par quelques précautions simples. Encore faut-il y penser I

                        • Le coup de froid

    Il provoque beaucoup d’aphonies classiques. Ainsi, par exemple, on passe instantanément d’une pièce surchauffée au froid d’une rue où souffle un courant d’air glacial, éventuellement en étant insuffisamment vêtu. Conséquence : on ne peut plus parler pendant deux ou trois jours.

    Dans ce cas, il est important d’éviter aussi bien de trop parler, que de ne rien dire ou de chuchoter.

                        • Les agressions virales ou microbiennes

    Il faut avant tout renforcer ses défenses immunitaires et traiter la maladie proprement dite, mais aussi user de la parole raisonnablement et surtout ne pas dormir la fenêtre ouverte.

    Il est conseillé de prendre une ampoule d’oligo-éléments, Magnésium et/ou Cuivre.

                        • Les allergies

    Si la cause des troubles des cordes vocales est allergique, il faut, bien sûr, préférer l’air pur aux atmosphères confinées - et surtout enfumées - chaque fois que c’est possible. 

    Les mucosités matinales sont en général les symptômes les plus flagrants de l’allergie. On peut traiter avec une ampoule de Manganèse, à prendre tous les matins.

                        • Les abus

    Des mucosités peuvent également apparaître lorsqu’on a abusé de la bonne chère, de boissons alcoolisées.., et de temps de parole.

    Dans ce cas, des reflux gastriques acides viennent brûler les cordes vocales déjà bien échauffées. Le mucus est alors chargé de protéger l’organe de la voix, mais en l’alourdissant.

    Le remède est simple : un peu de régime, du repos, et surtout pas d’aliments acidifiants comme les sucres, les alcools ou les boissons gazeuses...

                        • Les mauvaises positions corporelles

    Parler en faisant autre chose ou dans n’importe quelle posture, notamment au téléphone, est une autre cause de troubles vocaux. 

    Il est indispensable de ne parler qu’en se redressant et en respirant le plus librement possible. 

    La tête, surtout, doit demeurer haute, parfaitement au dessus du buste, et la voix doit toujours rester normale. 

    Beaucoup d’enfants ne respectent aucune de ces règles et passent des heures à papoter au téléphone dans des positions invraisemblables, en chuchotant éventuellement pour ne pas être entendu des parents.

    Ceci est naturellement préjudiciable à leur voix.

 25-01-2015