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             Comment traiter la dyslexie ? 

 
   Seule ou en appoint de l'orthophonie, la kinésiologie donne d'excellents résultats chez les enfants - et même chez les adultes – souffrant de dyslexie 
 
   La dyslexie, au sens propre, est la difficulté à lire, et surtout à transcrire une interprétation en soi-même de ce qui est lu. Il s’agit en fait d’une incapacité à utiliser un automatisme acquis qui, normalement, permet de transcrire l’écriture en soi, afin de comprendre spontanément la signification à ce qui est écrit.  

   Plus largement, et dans l’acceptation généralement admise, il s'agit de difficultés à appréhender la lecture, l’écriture et le langage.  



















   Ces troubles apparaissent dès l'enfance, souvent à l'école, et handicapent la vie. Les kinésiologues ont remarqué que les personnes atteintes de ces troubles lisent, écrivent ou parlent difficilement, puis s'interrompent brusquement. Cela montre qu'elles font des efforts considérables qui provoquent une fatigue intense.  
 
           DES ACQUIS INSCRITS DANS LE CORPS  
 
    La kinésiologie (du grec « kinein »= mouvoir, « logos »= langage, discours) est une technique basée sur l'intégration des acquis par le corps.  

    Elle a été élaborée dans les années 60 par le Dr George Goodheart, chiropraticien aux États-Unis. Il découvrit que chaque grand muscle est en relation avec un organe précis et que les organes sont, à leur tour, comme l'enseignent depuis des millénaires les médecines orientales, reliés aux méridiens.  

    L’étape suivante l'amena à penser qu'en agissant sur le muscle, on peut remonter à la source et appréhender l'état et le fonctionnement des organes. Le test musculaire était né. Une réponse musculaire faible indiquait un dysfonctionnement de l'organe correspondant ; inversement, en renforçant ledit muscle, le Dr Goodheart rétablissait la bonne santé de l'organe. C'est ce que les kinésiologues appellent la correction.  

    Il ne s'agit pas d'apprécier, lors du test, la force musculaire, mais la réponse du muscle, c'est-à-dire sa capacité à soutenir une pression légère.  


    Ensuite, l'inventeur de la kinésiologie appliquée mit au point des tests permettant de déceler l'origine structurelle, c'est-à-dire mécanique, ou biochimique (nutrition, médicaments) ou encore psychique de ces troubles.  

 
    Ce système global consistant à poser des questions au corps et à interpréter ses réponses, a été nommé feedback. La kinésiologie s'est ensuite diversifiée.

    Sous l'impulsion du Dr Thie, furent mis au point le « Touch for health », et un institut fondé en 1973. Il s'agit d'une forme de kinésiologie appliquée qui permet de soigner diverses maladies en agissant sur les muscles. Elle se rapproche de l'acupuncture, en ce sens qu'elle utilise les points réflexes neurolymphatiques en les stimulant.  


    On peut ainsi non seulement améliorer le muscle, mais aussi procéder à un drainage de l'organisme, rétablir les circulations de l'énergie, enclencher le processus d'auto-guérison, et même prévenir les maladies.  


    En même temps, le « Touch for health » rétablit l'être humain dans sa totalité, normalisant ainsi les équilibres entre les organes et les fonctions, reliant harmonieusement corps et esprit, calmant les douleurs, améliorant la vue, libérant l'être du stress et de ses séquelles.  

 
         LA KINÉSIOLOGIE ÉDUCATIVE – Hémisphère droit et gauche 
 
    Dans le cadre de la kinésiologie, Paul Dennison s'intéressa au cross-crawl, un test moteur contrôlant l'intégration hémisphérique bilatérale. Il consacra des années à cette recherche, destinée surtout aux enfants.  

    On sait que chacun des deux hémisphères cérébraux a une fonction bien déterminée : le droit est dédié à tout ce qui touche à l'imagination, à la créativité, le gauche gère la logique, l'approche mathématique.  
























    L'hémisphère droit perçoit la globalité d'une situation. Il nous permet de reconnaître un visage, une mélodie. Le gauche est analytique, il décompose l'information et abrite le siège de la parole et de la logique. L'un n'est pas supérieur à l’autre. C'est l'intégration bilatérale qui permet d'utiliser au mieux son corps et ses possibilités intellectuelles. C'est donc l’hémisphère gauche qui est en jeu pour tous les apprentissages et l’appropriation du mouvement.  


    Dennison a notamment démontré un fait marquant et passionnant. Au cours de l’apprentissage de la marche, l’enfant vit une étape qui consiste à ramper, à se traîner à quatre pattes. Malheureusement, par souci d'hygiène ou vanité, les parents font sauter cette étape au petit. Or, à ce stade où il rampe, le bébé utilise surtout son cerveau droit et garde disponible le gauche pour de nouveaux apprentissages.

    Cette étape dépassée, l'enfant reste fixé au stade de l’appropriation consciente du mouvement, qui ne devient pas automatique et doit être repensé à chaque fois. La maîtrise du mouvement n'a pas été prise en charge par l'hémisphère droit.  


    Quand un adulte consulte un kinésiologue, ce problème antérieur est facilement détecté par le mouvement croisé. 

Chez l'enfant comme chez l'adulte, toute difficulté à effectuer ce mouvement croisé indique que certaines acquisitions n'ont pas été intégrées par l'hémisphère droit.

    Pour les kinésiologues, la dyslexie, au sens large, c'est-à-dire les troubles de la lecture, de l'écriture et du langage, est due à ce dysfonctionnement.

    Non seulement le kinésiologue va, après avoir détecté le déséquilibre de l'intégration bilatérale, appliquer la correction qui s'impose, mais il va également agir sur le stress et la fatigue engendrés par les efforts fournis par le patient pour compenser cette mauvaise intégration.

   En dehors des séquelles traumatiques (lésions cérébrales, accidents, problèmes congénitaux), la kinésiologie s'avère très efficace.  

 
        KINÉSIOLOGIE ET LANGAGE  
 
    Freddy Potschka, qui a largement contribué à l'essor de la kinésiologie en France, raconte le cas d'un patient, âgé de 33 ans, souffrant de difficultés à lire. Bien qu'ayant suivi une scolarité normale, il ne parvenait pas à aller d'une ligne à l'autre calmement. Il s'arrêtait à chaque ligne pour réfléchir, parfois même relisait ce qu'il avait déjà lu.

   Expliquer le texte de l'auteur était un travail insurmontable ; il cherchait dans sa mémoire analytique pour en retrouver les mots. Par ailleurs, cet adulte à l'imagination féconde perdait ses idées dès qu'il s'agissait de les écrire.  


    Freddy Potschka le cite comme le type même du lecteur dyslexique. Son cerveau droit était resté dominant, et ce schéma unilatéral l'avait contraint à passer tant bien que mal d'un hémisphère à l'autre. Le remodelage a donc consisté à permettre l'utilisation du cerveau gauche non dominant, et après quelques séances, ayant, somme toute, appris à lire, le patient a pu faire des exposés très créatifs dans le cadre de sa profession.

   C'est donc par cette double démarche, test puis correction, que le kinésiologue met en route l'intégration qui n'a pas été faite en temps normal, celui de la petite enfance.  

 
        Comment se déroule une séance ? 
 
    Une séance de kinésiologie éducative commence par le test musculaire.  

    Le thérapeute observe l'enfant, sa démarche, son regard, son stress éventuel. Un certain nombre de questions permet de mieux connaître les conditions de vie : la place en classe, si l'enfant est droitier ou gaucher, etc.  

    Après le test musculaire, vient le test spécifique, écriture ou lecture, puis la correction, par une pression musculaire. On peut aussi utiliser certains gestes permettant à l'enfant de dessiner les sons et de les intégrer corporellement. Ensuite, un nouveau test permet à l'enfant de constater qu'il écrit mieux, qu'il lit mieux. C'est un facteur de stimulation psychologique.
 

    Il vaut mieux intervenir tôt, dès l'âge de l'apprentissage de la lecture 
 
 
        ORTHOPHONIE ET KINÉSIOLOGIE  
 
    Généralement, quand un enfant rencontre des difficultés dans l'apprentissage de la lecture ou de l'écriture, les parents sont dirigés vers l'orthophoniste (ou logopède en Belgique). Un certain nombre d'exercices portant sur les lettres et les sons est pratiqué au cours de chaque séance. Il faut parfois un an ou plus pour obtenir un résultat satisfaisant.  

    Sylviane Lebossé est orthophoniste de formation. Elle s’intéressa à la kinésiologie pour soutenir son travail d'orthophoniste et accélérer le processus, car un nombre élevé de séances est un frein, à la fois pour les parents et pour l'enfant.

     Aujourd'hui, elle travaille dans un institut pour enfants atteints de troubles sévères du langage, et elle utilise surtout la kinésiologie, tout en employant les techniques d'orthophonie quand elle le juge utile. Pour elle, la kinésiologie est particulièrement intéressante parce qu'elle permet aussi bien à l'enfant qu'au thérapeute d'apprécier immédiatement les progrès obtenus. Ce peut être le test que l'enfant réussit mieux, une phrase qu'il écrit beaucoup plus facilement et correctement, ou encore une lecture plus facile.  

































    Annie Chignard, présidente de la Fédération française de kinésiologie, traite beaucoup de cas de dyslexie, qui lui sont souvent envoyés par des orthophonistes. Au cours d'années de pratique, elle a pu constater l'efficacité de la méthode.  


    Elle en parle avec passion, car chaque cas est différent et chaque vécu intéressant.  


    Ainsi Jérôme, 9 ans, en CM1, souffrait d'énormes problèmes de lecture et d'écriture et d'une difficulté à se concentrer.

    Annie Chignard a pour habitude, en début de séance, de demander à l'enfant ce qu'il voudrait améliorer ; pour Jérôme, c'était mieux écrire. Elle lui a donc proposé d'écrire l'alphabet et elle a ainsi constaté qu'il ne parvenait pas à faire les boucles inférieures des lettres.

    Sa difficulté à faire du vélo orientait encore davantage sur des troubles de latéralité.  


    La correction a donc porté sur ce point, et Jérôme a pu réaliser le mouvement croisé, ce qui lui était impossible avant, et tracer les boucles inférieures des lettres.  


    Pour Annie Chignard, Jérôme est l’exemple de l'enfant qui a sauté l'étape du quatre pattes... Son schéma corporel était mauvais : si elle lui demandait de montrer la joue qu'elle venait de toucher (la gauche), il montrait la droite. Il a fallu quatre séances pour enclencher l'amélioration, éveiller la partie endormie du cerveau.  

    Ensuite, Jérôme a pu consolider les résultats par des exercices à faire à la maison.  

    Sylviane Lebossé comme Annie Chignard, estiment qu'il n'est pas nécessaire de suivre les enfants. Dès que l'amélioration est visible, les séances sont interrompues. En tout, trois ou quatre séances suffisent.  

 
        LECTURE ET LATÉRALITÉ  
 
    Sylvie, une petite fille de 7 ans, ne parvenait pas du tout à lire les mots longs et se montrait très rapidement fatiguée. Elle avait demandé à mieux savoir répondre aux questions en classe. Or, elle ne souffrait ni de troubles auditifs, ni de mauvaise vue, mais simplement d'une mauvaise utilisation des organes de l’ouie et de la vue, entraînant une petite difficulté de compréhension et provoquant un état de stress marqué.  

    Sylvie ne parvenait pas à entendre la question et, en même temps, à réfléchir à la réponse. Dès la première séance, elle lisait mieux. En trois séances, l'amélioration était très nette.

    Mais ces difficultés n'affectent pas que les enfants. Annie Chignard cite le cas de ce professeur d'anglais qui se plaignait de lire trop lentement, puisqu'il lui fallait lire un livre trois fois pour en retenir le contenu en vue de son examen. Cela l'épuisait.  

    Cette activité, qui devrait être automatique, n'était pas entièrement acquise chez cette jeune femme. Pendant toutes ses études, elle était parvenue à compenser, mais au prix d'efforts énormes absorbant toute son énergie. Après trois séances, elle lisait trois fois plus vite.  
 
        AMÉLIORER L'INTÉGRATION  
 
    Bien que généralement appliquée aux cas ordinaires, sans lésions, la kinésiologie peut aussi aider à récupérer après un traumatisme ayant affecté une zone particulière de l'activité du cerveau.  

    Ainsi Nadine, 7 ans, avait été heurtée par un skieur à la montagne ; on avait diagnostiqué un traumatisme crânien. Elle avait perdu tous ses acquis, puis les avait peu à peu repris. Mais elle restait lente dans son travail, ce que la thérapeute explique par une volonté -très forte- de parvenir malgré tout à de bons résultats, ce qui, en quelque sorte, la bloquait.  

    Il a fallu remodeler sa latéralité, en particulier en utilisant le signe de l'infini dessiné dans l'air au niveau des yeux (rappelons-nous que le travail scolaire utilise énormément les yeux). En trois séances, Nadine avait fait de gros progrès. De plus, elle souffrait moins du dos.  


    Ainsi, la kinésiologie appliquée permet l'intégration corporelle de certaines acquisitions quand elle n'a pas été complètement faite. Ceci est particulièrement important chez les enfants d'aujourd'hui, qui, dès le plus jeune âge, passent beaucoup de temps devant leur téléviseur ou leur ordinateur, mais ont peu l'occasion de participer à des conversations ni d'intégrer corporellement leurs acquisitions puisqu'ils méconnaissent leur corps qu'ils n'utilisent guère.  

    Les acquisitions sont alors trop compartimentées, trop unilatérales. Quel que soit le côté dominant, la kinésiologie permet de rééquilibrer la latéralité et de soulager le patient de cet effort énorme qu'il doit fournir à chaque instant pour compenser la défaillance de fonctionnement d'une partie de son cerveau, alors qu'elle est disponible, prête à rendre les services attendus d'elle.  
 

 30-12-2015