Trouver la santé et
le bien-être d'une
manière naturelle

 6-01-2014 

  Le grand nettoyage du foie après les fêtes

      La remarquable action stimulante, drainante et équilibrante

      du pissenlit, de la carotte, du radis noir et de l’artichaut 

                                 a régénéré plus d’un foie

  Selon la médecine traditionnelle chinoise, le printemps est associé à l’élément Bois et à la couleur verte car c’est la saison de la remontée de la sève qui fait renaître la végétation. Par voie de conséquence pour l’organisme, cette saison favorise l’élaboration énergétique, celle où l’activité du foie et de la vésicule biliaire est la plus importante.

 

                             PISSENTLIT ET CAROTTES

 

   La nature recèle d’excellents remèdes, naturellement dépuratifs et destinés à stimuler le drainage de l’appareil hépatobiliaire.











   Le pissenlit augmente et excite la sécrétion biliaire, et facilite l’évacuation des voies biliaires en provoquant des contractions de la vésicule. C’est l’un des meilleurs stimulants de la fonction hépatobiliaire.

   Une décoction d’environ 50g de feuilles de pissenlit par litre d’eau peut doubler le volume de bile ; la même quantité de racine, le quadrupler. C’est dire l’aide précieuse que le pissenlit est en mesure d’apporter pour décongestionner le foie, en cas d’insuffisance hépatique, de calculs biliaires ou de jaunisse.

   Son action dépurative sur le foie se répercute inévitablement sur l’ensemble de l’appareil digestif :  hypocholestérolémiant, apéritif, stomachique, tonique de la fonction intestinale, laxatif. 

   Ensuite il a des propriétés diurétiques et c’est un remarquable reconstituant et régénérateur sanguin riche en carotène, en vitamines B1, B2, B3, B6, C, E, ainsi qu’en sodium, potassium, magnésium, phosphore, calcium et fer.

   La salade de pissenlits est donc la base d’une cure dépurative de printemps.

   La carotte, quant à elle, est un légume bienfaisant, et sa réputation dans les régimes dépuratifs n’est plus à faire, comme le rappellent les fameuses «carottes Vichy». 

   Traditionnellement préconisée comme aliment d’appoint pour combattre la jaunisse, la carotte, outre ses bienfaits liés à sa teneur élevée en provitamine A, intervient à tous les niveaux de la fonction hépato-digestive. 

   Son action régulatrice sur la fonction intestinale la fait recommander autant dans la constipation que dans la diarrhée. Elle peut être consommée crue ou cuite. 

   Un grand verre de jus de carottes, le matin à jeun, procure un joli teint.

 

RADIS NOIR ET ARTICHAUT

 

   Le radis noir, vanté depuis l’Antiquité pour ses propriétés drainantes, riche en vitamine C, agit efficacement sur les affections bénignes de la poitrine et surtout dans le traitement de la lithiase biliaire.












   Aussi est-il indiqué pour stimuler les foies paresseux, et dans tous les troubles hépatiques ou d’origine hépatique, migraine, allergie digestive, constipation.

   Légume d’hiver, il peut donc figurer au menu dépuratif après les fêtes où alors si vous préférez sous forme de jus ou d’extrait sec (gélules) ou d’extrait fluide (ampoules).

   L’artichaut est d’une grande importance, car c’est dans le constituant majeur de ses feuilles que se trouve la cynarine, remarquable hépatopro­tecteur et régénérateur de la cellule hépatique, et non dans ce qu’on appelle improprement «feuilles d’artichaut »..

   L'artichaut, tel qu'on le consomme à table, n'est en fait que le bouton floral de la plante : ces feuilles sont en réalité des « bractées ». 

   Les véritables feuilles, celles qu'on emploie à des fins médicinales, poussent le long de la tige.













   On peut les trouver en herboristerie ou en pharmacie sous forme d’extrait sec ou d’extrait fluide. Elles sont bénéfiques dans tous les troubles hépatobiliaires, ainsi que dans la constipation liée à ces troubles

   De plus, elles ont un effet hypocholestérolémiant non négligeable.

 

LES BONNES AMIES DE LA FLORE SAUVAGE

 

   La chicorée sauvage, également appelée «l’amie du foie», très répandue et facilement reconnaissable à ses belles fleurs d’un bleu céleste, est depuis toujours unanimement louée pour ses vertus dépuratives, cholagogues, apéritives, digestives et diurétiques (feuilles et racine). 

   Le Chardon-Marie, également très commun, donne des graines renfermant des substances spécifiques du foie, réunies sous le nom de silymarine, et qui sont restructurantes et tonifiantes. .

   La fumeterre a la remarquable faculté d’agir aussi bien sur la sécrétion de la bile que sur son évacuation.

   La bardane et la pensée sauvage sont traditionnellement utilisées pour traiter les affections cutanées d’origine hépatique et digestive.

   Le boldo est un arbuste chilien dont la feuille renferme la boldine, bien connue pour ses qualités de cholagogue, de cholérétique et d’hépatopro­tecteur en général. 

   Le romarin apporte une précieuse contribution. Son huile essentielle lui confère d’intéressantes propriétés affectant le système digestif dans son ensemble. Bon stimulant de l’activité biliaire, il soigne la paresse hépatique et l’inflammation chronique de la vésicule. C’’est aussi un bon diurétique. On peut bénéficier de ses bienfaits sous forme de tisane ou, comme le radis noir et l’artichaut, à partir d’extrait sec et d’extrait fluide.


                               LES TISANES AMIES DU FOIE

 

   Boldo : Infusion de feuilles : verser 1 litre d’eau bouillante sur 10 grammes de feuilles et laisser infuser 5 minutes. Boire un verre avant les repas.

   Chicorée sauvage : Infusion de feuilles : verser 1 litre d’eau bouillante sur 15 grammes de feuilles sèches ou fraîches et laisser infuser 5 minutes. Prendre un verre avant le repas.

   Chardon-Marie : Décoction de semences : faire bouillir dans 1 litre d’eau, pendant 10 minutes, 80 grammes de semences. Boire un verre à liqueur toutes les heures au cours de la journée.

   Fumeterre : Infusion de plantes fraîches entières : verser 1 litre d’eau bouillante sur 40 grammes de plantes, dont les racines auront été préalablement bien nettoyées, et laisser infuser cinq minutes. Boire un verre avant les repas.

   Pensée sauvage : Décoction de plantes sèches : faire bouillir, pendant 10 minutes, dans 1 litre d’eau 25 grammes de parties aériennes séchées. Boire 3 verres par jour, dont un à jeun.

   Pissenlit: Décoction de racines : plonger 50 grammes de racines fraîches hachées dans 1 litre d’eau ; faire bouillir pendant 1/2 heure, puis laisser infuser 4 heures. Boire 2 verres par jour entre les repas.

   Romarin : Infusion de feuilles et sommités fleuries : 20 grammes pour 1 litre d’eau bouillante à laisser infuser une dizaine de minutes. Prendre une tasse après les repas.