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Les remèdes « psy » de l’homéopathie

 

   L’homéopathie a toujours intégré la dimension psychologique aux indications de ses remèdes.

 

   Les blocages émotionnels, que ce soit dans des manifestations phobiques, dépressives ou autres, s’avèrent extrêmement handicapants et constituent d’authentiques maladies auxquelles il convient de répondre soit par la psychothérapie, soit même par la psychiatrie, soit par les deux.

   Malheureusement, l’arsenal des psychotropes conventionnels est excessivement dangereux. 

   Il est par conséquent indispensable de lui préférer le remède homéopathique, beaucoup plus doux mais non moins efficace, et qui plus est, exceptionnellement adapté à cet ordre de troubles. 

   Ce remède homéopathique, sera évidemment choisi dans les plus hautes dilutions disponibles, soit à 30 CH, lorsqu’il s’agit d’avoir une action sur le mental ; alors qu’on préférera les basses dilutions, soit 7 CH pour soigner les troubles physiologiques

   Il va sans dire que la prise des hautes dilutions, généralement en tube-dose, ne doit être répétée que peu souvent ou pas du tout.

  Il est recommandé de rechercher tout d’abord les particularités exactes de son propre remède de constitution dans une matière médicale, afin de s’assurer de sa conformité avec les troubles dont on souffre.

   Si ce remède est parfaitement conforme, on peut s’en satisfaire, et en prendre alors un tube-dose en 30 CH, pendant trois jours d’affilée au plus sauf si, bien sûr, une amélioration est constatée avant, auquel cas on arrêtera impérativement le traitement. 

   Au cas où le remède de constitution ne serait pas tout à fait conforme, il conviendrait alors de le compléter, ou de le remplacer, par un remède qui traitera la dominante émotionnelle.

   Mais, là encore, ne jamais dépasser trois jours à raison d’un tube par jour de chaque produit, quitte à renouveler le traitement trois mois plus tard, si l’on constate un retour des symptômes.

   Il s’agit, bien sûr, d’indications de principe ; il est toujours préférable de consulter un homéopathe, apte à apprécier précisément la nature de ces perturbations.

 

              LES PHOBIES

 

   Une phobie est un trouble qui se manifeste par une crainte excessive lorsqu’on se trouve face à une situation qui, en réalité, ne présente aucun caractère de danger.

 














        • Agoraphobie (peur des lieux publics)

Aconit : quand on a peur de sortir en public, avec sentiment de mort ou de traumatisme.

Arnica: peur de sortir en public en liaison avec le souvenir d’un accident

Arsenicum album : nervosité et agacement lorsqu’il faut sortir en public.

Lycopodium : le sujet a peur des foules et éprouve de l’angoisse à parler en public, alors qu’en même temps il n’aime pas rester seul.

Natrum muriaticum : aversion pour la compagnie d’autrui et recherche de la solitude.

 

        • Claustrophobie (peur des espaces confinés)

Argentum nitricum : claustrophobie provoquant de la diarrhée, et parallèlement besoin d’air frais.

Carbo vegetabilis: claustrophobie liée à l’impression de risque d’évanouissement, éventuellement avec sueurs froides.

Pulsatilla : claustrophobie des sujets instables pleurant fréquemment et se sentant toujours mieux dans les endroits extérieurs.

Suffur: claustrophobie des personnes dominatrices et expansives ne supportant pas de se sentir enfermées, dans tous les sens du terme.

Valeriana : claustrophobie des personnes devenant hystériques face à ce qui leur fait peur.

 

         • Acrophobie (peur des hauteurs)

Argentum nitricum : convient aux sujets impulsifs craignant la pulsion de sauter dans le vide.

Pulsatilla : correspond aux personnes timides pleurant souvent et craignant d’avoir un étourdissement qui les conduirait à tom­ber dans le vide.

Sulfur : est efficace chez les sujets dominateurs, agités et qui craignent les hauteurs.

 

         • Zoophobie (peur des animaux)

Argentum nitricum : utile en cas de peur des insectes et des araignées…peur associée à une diarrhée.

Causticum : s’adresse aux enfants refusant d’aller se coucher par peur des animaux imaginaires.

China officinalis : peur des animaux et des petites bestioles…peur aggravée le soir.

Gelsemium : indiqué contre la peur des insectes chez des personnes sujettes au tremblement.

Hyosciamus : peur d’être mordu ou griffé par un animal, chez l’enfant sujet aux fous rires.

Nux vomica : peur des insectes chez les personnes irritées à l’idée d’avoir peur de quelque chose.

Stramonium : peur d’être dévoré par un animal chez l’enfant bredouillant et recherchant la compagnie.

 

         • Thanatophobie (peur de la mort)

Aconit: peur d’une mort imminente alors qu’on est malade.

Apis mellifica : convient aux personnes plaintives.

Argentum nitricum : indiqué lorsque l’appréhension entraîne de la diarrhée, chez les sujets impulsifs et constamment pressés.

Arsenicum album : s’adresse aux personnes tatillonnes qui concomitamment désespèrent de tous traitements

Bryonia : peur de la mort …peur aggravée par le mouvement

Calcarea carbonica: convient aux personnes mélancoliques et lentes, souffrant de troubles congestifs.

Gelsenium : s’adresse au sujet prostré quand il est malade, et tremblant de peur à l’idée de la mort.

 

              DÉPRESSIONS

 

   Tout le monde connaît la tristesse, état qu’il ne faut pas confondre avec la dépression, beaucoup plus grave, même si elle touche un nombre croissant de personnes.

 

         • Dépression agitée

Arsenicum album: pour les personnes tatillonnes qui ne tiennent pas en place et souffrent d’accès d’angoisse.

Aurum metalicum : tristesse et dépression soudaines…1e sujet n’a que répugnance vis-à-vis de lui-même et de l’existence. Belladonna : également indiqué en cas de dépression soudaine, mais avec des réactions physiologiques marquées : joues rouges, pupilles dilatées, pouls rapide, essoufflement...

Iodum : pour ceux qui voient l’avenir en noir et sont sujets à des pulsions de fuite, d’agressivité ou d’autodestruction. Ils fuient également la compagnie.

Lilium tigrinum : pour les femmes anxieuses, pleurant facilement, et qui doivent sans cesse être occupées, même sans but précis.

Nitricum acidum : sujet hypersensible, rancunier et irritable, sombrant dans le désespoir.

Nux vomica : dépression irritable de ceux qui réussissent professionnellement et souffrent de problèmes digestifs.

Phosphorus: convient aux tempéraments artistiques, nerveux~ cherchant le réconfort, et sujets à des accès de tristesse.

Rhus toxicodendron : dépression extrêmement agitée, avec pathologie articulaire.

 

        • Dépression léthargique

Calcarea carbonica : s’adresse aux sujets lents et inquiets…travers aggravés à l’effort et souffrant de pathologies congestives.

Graphites : convient aux personnes timides et indécises, sursautant fréquemment et appréhendant tout.

Kalium phosphoricum : pour les anxieux redoutant les rencontres, et sombrant dans une dépression extrêmement léthargique avec perte de mémoire.

Sepia : pour les indifférents qui ne s’animent que lorsqu’ils font ce qu’ils aiment. Indifférence qui s’aggrave quand on compatit à leur sort.

Sulfur: pour les dominateurs égoïstes et paresseux.

Veratrum album : dépression avec épuisement et indifférence.

 

         • Dépression hystérique

Cimifuga : comportement de «diva» parlant beaucoup et pouvant se laisser aller à des gestes d’autodestruction Rêves d’événements funestes.

Ignatia : pour les personnes indécises et à tendance introspective, pleurant de manière théâtrale.

Lachesis : s’adresse aux jaloux bavards, méfiants, fuyant les difficultés et sujets aux ballonnements.

Pulsatilla : convient aux timides à la larme facile, dont le « pleurnichage » s’améliore par la compassion et le fait de sortir à l’extérieur.

Valeriana : pour les hypersensibles instables, très faibles et souffrants de spasmes.

 

             LES FIXATIONS

 

   Les idées fixes et les pulsions dont on ne peut pas se débarrasser constituent les fixations.

   Elles sont particulièrement fréquentes chez les personnes très ordonnées et tatillonnes.


       • Idées fixes

Aconit: contre les idées fixes liées à la peur d’un danger et apparaissant après une frayeur ou un choc.

Anacardium orientale : idées fixes insolites, notamment chez les personnes âgées.

Argentum nitricum : idées fixes portant à accomplir des actes impulsivement, sans pouvoir s’en empêcher.

Arsenicum album : tendance à passer son temps à tout ranger, et à tout vérifier.

Aurum metallicum : idées fixes des personnes mélancoliques obsédées par la mort et se sous-estimant.

Cuprum metallicum : pour les sujets moroses ayant tendance à la méchanceté, aux crampes et aux spasmes.

Hyoscyamus : pour les personnes qui se lavent constamment les mains mais qui craignent l’eau, et aiment la symétrie.

Ignatia : pour les sujets hystériques, instables et pleurant facilement, obsédés par l’image d’un visage.

Lachesis : idées fixes de nature religieuse ou philosophique, chez les sujets bavards ou soupçonneux

Pulsatilla : idées fixes concernant le sexe opposé, chez les personnes timides.

Rhus toxicodendron : fixation sur l’empoisonnement, chez les mélancoliques agités.

Silicea : fixation sur de petits objets qu’on va rassembler, notamment chez des personnes se décourageant facilement.

Sulfur : fixations sur son propre corps, ou une partie du corps, chez les dominateurs agités.

Tarentula hispania : fixation sur ce que n’aiment pas les personnes sujettes à de brusques changements d’humeur.

 

   • Hypochondrie

Arsenicum album : pour les sujets méthodiques, agités et nerveux, qui désespèrent d’aller mieux et de trouver un traitement.

Aurum metallicum: pour les mélancoliques obsédés par la mort et se demandant comment s’y prendre pour se suicider.

Calcarea carbonica : peur de perdre son équilibre mental, chez des sujets manquant d’entrain et congestionnés.

Ignatia : fixation sur la santé, chez les caractères hystériques.

Natrum muriaticum : hypochondrie des mélancoliques aggravés par le réconfort et souffrant de céphalées.

Nux vomica : pour les personnes colériques aimant à parler de leur santé.

Phosphorus : peur des maladies incurables, des hémorragies ou des étouffements, chez les tempéraments créatifs.

Sepia : fixation sur la maladie, chez les sujets indifférents ne s’animant que lorsqu’ils font ce qu’ils aiment. Valeriana : hypochondrie des hypersensibles instables, souffrant de douleurs spasmodiques, de flatulences et de tremblements.


 3-08-2014