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manière naturelle

 9-05-2013 

COMPRENDRE LA METHODE HOMEOPATHIQUE (partie 1)

   La doctrine et la méthode homéopathique sont développées dans les deux ouvrages de Samuel HAHNEMANN, d’abord et avant tout dans l’Organon, ensuite dans les Maladies Chroniques.

   La méthode Hahnemannienne est basée sur des principes parfaitement définis et indissociables qui sont au nombre de sept et qu’il faut pouvoir manier correctement face au malade afin de l’amener à la guérison. 

   De ces sept principes découle aussi la conception hahnemannienne de l’état de santé, de l’état de maladie et de la guérison.












    Nous envisagerons les principes fondamentaux dans l’ordre suivant :

    1°- La loi des semblables.

    2°- La dose infinitésimale.

    3°- La force vitale (dynamique) et la maladie conçue comme le désaccord de celle-ci.

    4°- La nature médicatrice.

    5°- L’expérimentation pure des remèdes et leur individualisation.

    6°- L’individualisation du malade considéré dans sa globalité.

    7°- La notion de miasme ou état morbide constitutionnel. 


                                                                        LOI DES SEMBLABLES

    C’est la loi naturelle, fondement de l’homéopathie, dont l’application est la condition sine-qua-non pour qu’un traitement puisse porter le label “traitement homéopathique”. 

    C’est au paragraphe 26 de l’Organon que nous en trouvons l’énoncé :

« Une maladie dynamique dans l’organisme vivant est vaincue et détruite de façon durable par une autre maladie plus forte si celle-ci, sans être de même nature, lui ressemble cependant beaucoup dans sa manifestation ».

    Et au paragraphe 45:

« Deux maladies très analogues s’anéantissent toujours ».

    Dans la pratique de l’homéopathie la maladie qui va éclipser l’autre sera une maladie artificielle produite par le médicament donné au patient.

   L’étude de la toxicologie montre que toute substance administrée à un sujet en bonne santé provoquera chez lui un certain nombre de symptômes ou, autrement dit, provoquera une maladie que l’on qualifiera “artificielle”, puisqu’elle aura été provoquée volontairement par la drogue administrée.

   Par exemple, si on administre une dose d’arsenic à un sujet en bonne santé, dose inférieure à la dose mortelle (léthale), cette personne sera malade par intoxication et présentera les symptômes suivants : vomissements, diarrhée “eau de riz”, froideur des téguments, regard anxieux, tachycardie, faiblesse, etc. 

   A dose plus faible, les symptômes seront différents et moins importants : nez qui coule, tête lourde, toux, catarrhe bronchique et plus tardivement, si on répète les prises d’arsenic, des désordres spécifiques au niveau des phanères et du système nerveux. Il aura aussi des sensations de brûlures sur tout le corps ayant la caractéristique d’être calmées par l’eau chaude, une soif intense pour de l’eau, de l’agitation avec peur de la mort, et on pourra constater que tous ces symptômes sont aggravés à midi et à minuit.

   Tous ces signes apparaissent chez un sujet par ailleurs bien portant, après la prise d’arsenic.

   Il s’agit par conséquent d’une maladie artificielle puisque provoquée.

   Grâce à la loi des semblables les malades qui présentent de tels symptômes au cours d’une maladie, et quelle que soit cette maladie, ont été guéris et seront guéris par ARSENICUM ALBUM en dilution homéopathique.

 

    La loi de similitude impose :

1° Reconnaître la maladie à soigner. Pour cela il s’agit de faire un relevé minutieux de tous les symptômes du patient,

2° Trouver dans la nature une maladie de substitution, c’est-à-dire trouver une substance capable de produire les mêmes symptômes chez l’individu bien portant.

 

   Nous aurons alors deux tableaux de symptômes, d’une part celui du malade et d’autre part celui du médicament. Si ces deux tableaux sont superposables, comme le seraient le négatif et le positif d’une photographie, alors le malade guérira lorsqu’il recevra cette substance.

   Par contre si la concordance entre ces tableaux n’est pas correcte, l’effet curatif ne se produira pas , car il ne pourra pas y avoir application de la loi des semblables.

   Cette démarche est le fondement même d’un traitement homéopathique. En dehors d’elle il ne s’agit pas de traitement homéopathique. Le fondement se trouve dans la concordance entre les symptômes du malade et les symptômes que le médicament est capable de produire au cours d’une expérimentation.

Source: Dany Bucken (cours d'Homéopathie à l'Ecole Belge d'Homeopathie)

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