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 9-06-2013 

      COMPRENDRE LA METHODE HOMEOPATHIQUE (suite 5)

 L’INDIVIDUALISATION DU MALADE = chaque malade est unique

   L’individualisation du malade est une étape fondamentale dans le travail de l’homéopathe. C’est la mise en évidence de la façon particulière à chaque malade de réagir aux agressions. 

   Chaque malade réagit suivant son terrain particulier, qu’il est seul à posséder. Cette particularité le définit par rapport aux autres et doit conduire au remède, à un remède qui lui est particulier.











   Deux malades qui souffrent de la même maladie, une angine par exemple, auront quelques symptômes en commun (la gorge rouge et douloureuse, les amygdales gonflées, de la température, des ganglions sous maxillaires) mais en plus ils auront aussi une série de symptômes que l’autre malade ne présente pas et qui le différencient de ce dernier, qui permettent de l’individualiser, disons nous en homéopathie.

   Ces symptômes différents d’un patient à l’autre seront aussi plus nombreux que les symptômes qu’ils possèdent en commun.

   Il ne faut pas être grand clinicien pour constater ces différences d’un patient à l’autre.

   Attardons nous un peu à cette maladie simple qu’est une angine blanche ou rouge, et admettons qu’elle soit à streptocoques. Si nous observons différents patient atteints de cette angine, outre les symptômes qu’ils ont en commun, ceux qui permettent de poser le diagnostic de l’angine, nous constaterons des différences d’un cas à l’autre chez l’un nous verrons que c’est l’amygdale gauche qui est atteinte, chez l’autre la droite et chez un troisième les deux d’emblée si l’angine commence à gauche elle peut rester uniquement du côté gauche mais dans un autre cas s’étendre vers la droite et la même chose si cela commence à droite, rester à droite ou s’étendre à gauche; l’amygdale elle-même sera uniquement congestionnée dans un cas et recouverte d’un enduit pultacé dans un autre cas, elle sera douloureuse chez l’un et quasi indolore chez l’autre et si elle est douloureuse cette douleur pourra être calmée en buvant de l’eau froide dans un cas et au contraire fort aggravée par cette déglutition dans un autre cas, qui sera peut-être amélioré en buvant une boisson chaude l’adénopathie sous-maxillaire sera importante chez l’un et minime chez l’autre, douloureuse chez le premier mais indolore chez le second alors qu’on s’attendrait au contraire étant donné leur volume.

   Voilà quelques différences sur un plan strictement local.

   Mais il y a aussi des symptômes généraux et la température en est un. Tous ces patients ne seront pas à la même température, tous à 38,5° C. par exemple.

   Certains patients auront plus et d’autre moins, voire pas de température.

   Et pour ceux qui font de la température les uns auront la peau sèche tandis que les autres seront inondés de transpiration, et dans cette deuxième éventualité la transpiration pourra soit accompagner la poussée thermique chez l’un alors qu’elle lui succède chez l’autre et un troisième aura même des frissons en prime que les deux premiers n’ont pas.

   Je ne poursuivrai pas cette litanie de symptômes physiques différents d’un patient à l’autre chez ceux qui font « la même angine à streptocoques », il en existe encore beaucoup d’autres concernant la frilosité, la soif, la faim, l’agitation, etc.

   Mais il y a aussi des modifications sur le plan psychique chez tous ces malades et elles sont aussi variables d’un malade à l’autre, leur comportement change quand ils sont malades. L’un a besoin qu’on s’occupe de lui, alors qu’un autre se calfeutre dans sa chambre et désire qu’on ne le dérange pas, un enfant pleure, un autre sera grognon ce qui n’est pas dans son caractère habituel ; en revanche, chez un troisième on ne remarque pas qu’il est malade.

   Cette liste est exemplative et très loin d’être limitative.

   Les symptômes communs à tous les cas d’angine sont spécifiques de l’angine.

   Les symptômes différents d’un patient à l’autre sont représentatifs du malade, ils montrent sa façon à lui d’être malade, ils sont l’expression du dérèglement de sa force vitale à lui et c’est le déséquilibre de cette force vitale qui est la vrai maladie à guérir et non pas uniquement la lésion organique qui n’en est que la conséquence.

   Tout ce qui se modifie chez quelqu’un qui tombe malade doit être pris en considération car toutes ces modifications sont des symptômes de sa maladie. Se limiter aux symptômes spécifiques est un peu court, car il n’y a pas qu’une seule façon de faire une angine et chaque façon correspond à une maladie différente qui nécessite un remède différent.

   Il faudra donc toujours considérer le malade dans sa totalité, c.à.d. rechercher toutes les modifications qui sont apparues lorsqu’il est passé de l’état de santé à l’état de maladie car toutes ces modifications, tant somatiques que psychiques, sont l’expression du déséquilibre de sa Force Vitale.

   C’est la seule voie qui nous permettra de trouver le bon remède.

   Possédant d’une part le tableau complet des symptômes du malade, et connaissant d’autre part, par l’expérimentation, un remède qui produit le même symptômes, il suffira de donner ce remède à ce malade pour que la loi de similitude s’applique et que le malade guérisse.

   L’image du remède doit être le sosie de l’image du malade.

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