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manière naturelle

 11-11-2013 

 

La Luminothérapie – mieux qu’un antidépresseur !

 

Nous venons de changer l’heure.

L’horloge biologique de notre corps sera-t-elle toujours à 

l’heure durant l’hiver ?

 

   Nous oublions souvent à quel point nous sommes liés au déroulement des rythmes de la nature.


   Pourtant, notre horloge biologique engendre notre faim à midi, et nous plonge dans le sommeil en fin de soirée.

  

   Nous avons conscience des cycles solaires, lunaires et terrestres. Les marées, les saisons, les manifestations météorologiques, tout cela fait partie intégrante de notre vie.



















  

   Mais quand, au cœur de l’hiver, s’installe un état dépressif, les causes n’apparaissent pas toujours. 

 

  En dehors de celles qui sont, soit récurrentes, soit liées à des causes plus profondes, la raison de cette dépression hivernale est tout simplement le manque de lumière.

 

  Blues hivernal, dépression saisonnière, déprime d’hiver,... nombre d’entre nous souffrent de ce «coup de pompe» dû au manque de lumière... 

 

   Ces symptômes sont dits « atypiques », car différents de ceux d’une dépression standard.


 

                                        UNE DÉPRIME FEUTRÉE

 

   Cette dépression que les médecins qualifient, à juste titre, de saisonnière, on la prend parfois pour de la fatigue. 


   Alors, sous la poussée des exigences de la vie moderne, on se secoue, en se forçant à passer outre. 


  Mais vivre en permanence avec cette baisse de vitalité, cet appétit de vivre diminué et cette tristesse latente crée un inconfort et un malaise qui chaque année font maudire l’hiver et souhaiter, comme les marmottes, s’endormir jusqu’au printemps.


   Ainsi, la personne a tendance de manger plus de féculents et de sucre et a besoin de dormir davantage. S’en suivent une baisse d’énergie, d’irritabilité et des symptômes comportementaux (culpabilité, dévalorisation, etc...), bref : une perte de joie de vivre.


   Lorsque ces symptômes affectent significativement les activités quotidiennes de la personne, au point de ne plus aller travailler par exemple, il est alors question de dépression saisonnière hivernale, qui touche environ 3 % de la population. 


   Si les symptômes sont plus modérés, il sera alors question de «déprime hivernale» ou de «blues de l’hiver», qui affecte environ 10 à 20 % de la population. 


   Incontestablement, les femmes sont plus exposées à la dépression saisonnière que les hommes, et cela dans les proportions notables de 3,5 femmes pour un homme.

 

 

                                  ETÉ - HIVER, QUELLE DIFFÉRENCE!

 

  Tous ces troubles sont donc dus à la diminution de la lumière naturelle


   Les jours sont courts, et la lumière particulièrement pauvre. De plus, on passe plus de temps à l’intérieur, ce qui diminue encore la lumière solaire reçue.

 

   En été, même en ville, la lumière extérieure naturelle peut atteindre 100 000 lux; en hiver, elle ne dépasse pas 1500 lux, et pas plus de500 à 550 lux. à l’intérieur de notre habitation.

 

   Or, la régulation des nombreuses fonctions organiques soumises à des rythmes dépend de la partie blanche du spectre solaire qui, par l’intermédiaire de la rétine, parvient au cerveau. 





























   Alors que les rayons UV n’ont d’autres actions physiologiques que sur la peau, avec, notamment, la sécrétion de la vitamine D, la lumière visible, elle, agit sur le métabolisme, sur le maintien de la température, sur le cycle circadien veille-sommeil, sur les sécrétions hormonales etc.


   Voilà pourquoi l’insuffisance de lumière peut mener à la dépression!

 

   Diverses recherches illustrent que le métabolisme de la mélatonine (hormone du sommeil) est déréglé chez les personnes souffrant de dépression saisonnière. 


  Chez ces individus s’observe un taux de mélatonine particulièrement élevé durant le jour, provoquant un état moins tonique durant la journée.

 

 

                          LA LUMIÈRE VOUS MANQUE? ON VOUS EN DONNE

 

  Un certain nombre de médecins, confrontés à cette bizarre déprime, a cherché à sortir de la classique prescription chimique pour recourir à des solutions thérapeutiques plus naturelles et douces, et surtout plus efficaces.


   Lorsque la cause fut trouvée, le remède s’imposa de lui-même : il suffisait de redonner de la lumière à ceux qui en manquaient ! 


    Effectivement, l’efficacité de cette thérapie a permis de confirmer la cause de la dépression saisonnière.


    Cette «luminothérapie», également appelée «luxthérapie» ou «photothérapie» est non seulement efficace mais, de plus, agit très vite puisque l’amélioration se fait sentir en quelques jours. 


   Elle permet à environ 20 % des patients de guérir définitivement, tandis que 50 à 60 % des autres, sans être vraiment guéris, traverseront l’hiver en gardant moral et entrain.

 

   Ceci grâce à la persévérance de quelques psychiatres audacieux, dont le Docteur Norman E. Rosenthal et ses collègues du National Institute of Mental Health aux États-Unis.

 

   Les recherches sur la luminothérapie ont permis de mettre au jour que la stimulation, le matin, des cellules de la rétine (photorécepteurs) permet de bloquer la transformation de la sérotonine (hormone de vigilance) en mélatonine durant le jour. Ainsi est stoppé la sécrétion de la mélatonine par l’épiphyse (glande pinéale).

Il y a une «reprogrammation» de l’horloge biologique permettant une sécrétion normale de la mélatonine la nuit en fonction des phases du sommeil.

 

  Par l’inhibition de la sécrétion de mélatonine le jour, la lumière permet un réveil amélioré et une meilleure vigilance. 


   Elle régule l’horloge biologique et améliore la synchronisation des rythmes biologiques ce qui entraînera une meilleure forme et une meilleure énergie vitale. 


   Elle stimule les régions de la base du cerveau et augmente le niveau de sérotonine, lequel a un effet antidépresseur et régulateur de l’appétit.

 

                     

                                LES COULEURS DE LA LUMINOTHERAPIE...


   Le spectre lumineux utilisé est le spectre lumineux visible mais sans les infrarouges (IR) et les ultraviolets (UV) les derniers étant nuisibles pour la peau et la cornée.


   L’unité d’éclairement est le lux.


   Les deux premières semaines, les séances quotidiennes ont lieu à l’hôpital, afin de déceler d’éventuels effets secondaires, et d’évaluer l’amélioration.


  Ensuite on se traite à domicile, avec des appareils spécifiques qu’on peut soit louer, soit acheter, car le traitement doit se poursuivre tout l’hiver.

 

   La dose recommandée par les spécialistes est de 10.000 lux durant une période de 20 à 30 minutes le matin


   Pour ceux qui désireraient expérimenter ceci, il est cependant prudent d’utiliser les lampes de luminothérapie (et non les LEDS) qui ont prouvé leurs effets et qui sont utilisées depuis plus de 20 ans sans dommage à long terme. 


   Lorsqu’on utilise un tel appareil, plus la quantité de lux est élevée, moins le traitement est long. Par exemple, il faut s’exposer 30 minutes avec une lampe qui émet 10.000 lux et 60 minutes si elle en émet 5.000. Ajoutons que plus on se tient loin de l’appareil, plus on doit prolonger l’exposition.

 

   L’exposition quotidienne à la lumière blanche intense dure cinq mois


   Il n’est pas nécessaire de rester immobile, ce qui serait fort déprimant. 


   Avec un banc lumineux posé sur une table, on peut lire, coudre ou écrire, mais, surtout, sans lunettes de soleil. 


   La seule condition est de regarder très régulièrement, au moins une fois par minute, la source de lumière, car il faut que la rétine reçoive pleinement cette information lumineuse qu’elle transmet au cerveau.

 












 











                         

             UN TRAITEMENT SOMME TOUTE ASSEZ SIMPLE POUR DIVERS INCONFORTS


   La luminothérapie permet de remettre à l’heure l’horloge interne du patient qui présente des décalages de phases ou des insomnies. 


   Par exemple, dans le cadre d’une avance de phase du sommeil le patient s’endort tôt (par exemple 17h) et se réveille tôt (p. ex. 3 h. du matin),  une séance de luminothérapie vers 17h repoussera la phase de sommeil vers la nuit.


  Egalement en cas de retard de phase de sommeil le patient s’endort tard et se réveille tard. Une séance matinale de luminothérapie recalera la phase de sommeil vers la nuit.


   Ou encore si vous vivez un «sommeil de faible qualité» une séance matinale de luminothérapie améliorera votre sommeil.

 

                                         UNE THÉRAPIE ÉPROUVÉE

 

  Avec maintenant plus de quinze ans d’expérience, la luminothérapie a fait les preuves de son efficacité. Les incidents secondaires sont rares et peu inquiétants. Il s’agit surtout de maux de tête, de fatigue et de picotements oculaires, voire de légères insomnies. D’ailleurs, ces réactions disparaissent généralement après quelques jours. 


   La seule contre-indication possible est la maladie oculaire (cataracte, glaucome).


   Une analyse de 2005 initiée par l’Association Psychiatrique Américaine concluait que les essais cliniques «rapportaient la preuve que la luminothérapie était aussi efficace que les médicaments antidépresseurs pour combattre les symptômes du TAS (Trouble Affectif Saisonnier) ou les autres formes de dépression».


   La luminothérapie a été citée comme une des meilleures thérapies non médicamenteuses de l’insomnie.

 

                                              

                                           LE PROBLEME,C'EST LA SOLUTION


   Comme toujours, si la prescription des antidépresseurs est un geste facile et devenu banal, elle n’en consiste pas moins en un geste bien plus important qu’il n’y paraît. 


   Car la prescription d’antidépresseurs cherchera à résoudre le symptôme sans s’attaquer à la cause, alors que le diagnostic fiable de symptômes de troubles du TAS (Trouble Affectif Saisonnier) aidera à prescrire un remède pertinent…sans risquer les tentations suicidaires suscitées par les antidépresseurs.

 

   Consultez des spécialistes ! 


   Il existe des médecins et psychiatres particulièrement sensibles aux approches non médicamenteuses.


   Dans le commerce, des lampes spéciales pour Luminothérapie existent, et surtout, prenez le soleil quand il s’offre à vous.