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Comment les nanoparticules peuvent-elles améliorer le traitement du cancer

  

Quel est le dernier développement?

 

Selon la recherche en nanotechnologie on peut utiliser des capsules submicroscopiques d’une centaine de nanomètres (nanoparticlules) pour promouvoir la pénétration intracellulaire de médicaments. Si cette avancée a ouvert une vision tout à fait nouvelle de l’administration des médicaments, elle n’était, toutefois, pas directement applicable en clinique humaine, parce que le polymère utilisé pour la préparation de ces nanoparticules n’était pas biodégradable et que son administration risquait d’induire des toxicités chroniques rédhibitoires. Ce verrou a pu être levé grâce à la conception de nanoparticules biodégradables. 

Ces nanoparticules sont capables de cibler directement le cœur des tumeurs cancéreuses pour les guérir de l'intérieur. C'est l'exploit réalisé par une étude américaine sur 17 patients souffrant de cancers avancés. On comprend aisément la portée du progrès de cette technologie par rapport aux chimiothérapies qui elles ne distinguent pas entre les tissus sains et les tissus malades, d'où des effets secondaires généralement très importants. En revanche, les nanoparticules ne libèrent le produit que sur la seule tumeur à détruire. 

















Une équipe de scientifiques suédois ont créé une nanoparticule capable d’acheminer des médicaments anticancéreux directement dans les tumeurs. Celle-ci est à la fois biodégradable et détectable à l'aide d'appareils de résonance magnétique (IRM). Dans cette expérience les scientifiques avaient chargé les nanoparticules avec le médicament utilisé en chimiothérapie appelé « doxorubicine (DOX) », lequel est utilisé pour traiter le cancer de la vessie, du poumon, de l'ovaire et du sein. Lors d'expériences in vitro, ils ont pu en même temps démontrer que les nanoparticules elles-mêmes ne sont pas nuisibles, et qu’elles peuvent éradiquer les cellules cancéreuses en libérant le médicament dans les cellules tumorales. 

Cette nouvelle technologie devrait s'avérer particulièrement efficace pour le traitement des cancers qui sont difficiles à traiter, comme ceux du cerveau et du pancréas. Que ces nanoparticules chargées en doxorubicine soient également capables d’abattre la résistance de certains cancers à toute chimiothérapie a été la découverte la plus inattendue. 

À long terme, la recherche pourra donner lieu à des traitements sur mesure. Cela permettra au médicament toxique d’être acheminé spécifiquement vers les cellules tumorales. Cela rend le traitement plus efficace tout en réduisant les effets secondaires.

D’autant plus que ce nano-traitement produira des effets avec des doses infimes de médicament, seulement 20% de ce qui est normalement prescrit dans les chimiothérapies par voie orale ou en injections.

  

 14-03-2013 
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