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Les indications de l’ostéopathie

                               Encore trop souvent confondue avec la kinésithérapie, 

                 l’ostéopathie est une médecine manuelle spécifique 

                       qui mérite d’être beaucoup mieux connue

 

   L‘ostéopathie n’est pas, comme son nom pourrait le laisser croire, une simple manipulation des os du squelette ou du crâne, uniquement destinée à remettre de l’ordre dans les fonctions stationnaires et ambulatoires.

   C’est au contraire une discipline qui permet de rétablir une harmonie fonctionnelle au niveau de multiples organes.

   Elle est donc indiquée dans de nombreux cas car elle agit sur tous les systèmes physiologiques.

 

              DÉFINITON DE L’OSTÉOPATHIE

 

   L’ostéopathie est par définition «une profession de santé qui permet de diagnostiquer et de traiter les pertes de mobilité des différentes structures qui composent le corps humain ».














    Son innocuité, son action préventive et son effet curatif ont cependant des limites, car l’ostéopathie ne prétend pas tout soigner. 

  Elle intervient en complément de la médecine allopathique et ne propose pas de traiter les maladies cancéreuses, dégénératives, génétiques, infectieuses ou mentales, ni les fractures et luxations orthopédiques.

    Elle peut cependant être un bon complément de traitement qui favorise l’état général dans le suivi de ces pathologies.

   L’ostéopathe est un professionnel de santé qui a obtenu un Diplôme d’Ostéopathie, après six années d’études supérieures de type troisième cycle. Il utilise ses mains pour examiner, interpréter, diagnostiquer les besoins réels de la structure et du corps, traiter les dysfonctions et rétablir les fonctions perturbées.

 

   La consultation ostéopathique comporte trois aspects:

           • l’interrogatoire : le patient est interrogé sur ses antécédents médicaux et traumatiques.

           • l’observation : l’ostéopathe observe la façon dont le patient se déplace et se tient.

          • la palpation : le patient est soumis à un examen palpatoire qui permet de déceler les dysfonctionnements et les restrictions ou pertes de mobilité.

   Ces trois étapes permettent de poser le diagnostic ostéopathique spécifique et de rechercher les diagnostics d’exclusion, c’est-à-dire les manifestations cliniques qui relèvent d’une autre discipline, telles que la chirurgie ou la médecine...

 

              PRATIQUE SPORTIVE ET OSTÉOPATHIE

 

   La pratique d’un sport, que ce soit le ski, la gymnastique, la danse, la musculation, le bodybuilding, le roller, le vélo, le tennis, la natation ou le golf, est nécessaire au bon équilibre physique et psychologique de l’enfant comme de l’adulte, mais ne doit pas s’exercer sans précautions préalables

   En effet, toute perte de mobilité des muscles, des articulations, des ligaments ou des viscères, peut entraîner une altération de l’état de santé qui se manifestera par des contractures, entorses, déchirures musculaires, voire installation d’une inflammation locale ou de douleurs chroniques.

   Fort heureusement, le traitement ostéopathique permet d’enrayer le processus d’aggravation des traumatismes et de conserver l’équilibre du corps pour pratiquer durablement une activité sportive.

 

                               Plus spécifiquement, l’ostéopathie soigne:

           • Les entorses et les foulures, qui sont des traumatismes douloureux de l’articulation provoqués par une distension brutale et soudaine des ligaments. Traitées dès leur apparition, elles sont aisément réduites par l’ostéopathe dont les mains interviennent sur les tissus traumatisés pour leur rendre leur mobilité.

        • Les tendinites, qui sont des inflammations douloureuses d’un tendon, survenant à la suite de mouvements répétitifs ou d’une dysfonction à distance.

           • Les pubalgies, qui sont des anomalies douloureuses se situant au niveau du bassin et pouvant atteindre le pubis.

 

    D’une manière générale, l’ostéopathie améliore le potentiel et la puissance musculaire, la souplesse articulaire et ligamentaire ainsi que la capacité respiratoire.

     Elle permet aussi une meilleure récupération après l’effort.

    Enfin, bien qu’adaptées aux sportifs de tous âges, les consultations ostéopathiques sont plus particulièrement indiquées chez les enfants pour accompagner leur croissance et corriger les conséquences de chutes, de mauvaises réceptions ou de mouvements répétés.

 

              GROSSESSE ET OSTÉOPATHIE

 

    La grossesse et l’accouchement sont deux événements qui nécessitent un suivi ostéopathique en plus du travail du gynécologue et de l’obstétricien, pour faire en sorte que la naissance se déroule dans les meilleures conditions.

   Pendant neuf mois, le corps de la maman subit des transformations importantes, tant au niveau de ses structures que de ses fonctions. 

   L’ostéopathie va donc l’aider à conserver ou à restaurer l’équilibre de son organisme, et notamment redonner de la mobilité aux structures de la colonne vertébrale - que la femme enceinte a tendance à cambrer pour compenser - autant, d’ailleurs, qu’à celles du bassin, du sacrum et du coccyx dont la malposition peut rendre l’accouchement difficile.

   L’ostéopathie va aussi l’aider à gérer certains troubles tels que le stress et la fatigue qui se répercutent sur le fœtus.

  Elle permet, enfin, d’optimiser les fonctions respiratoires et d’éviter les anomalies de mouvement du diaphragme, lesquels peuvent entraîner des pressions sur le bébé.











 

    Il est conseillé de consulter un ostéopathe au début de la grossesse et régulièrement tous les deux à trois mois afin de surveiller tous les tissus en constante adaptation aux changements du corps.

   D’autre part, une consultation postnatale est fortement recommandée pour s’assurer que, chez la nouvelle maman, certaines structures perturbées lors de l’accouchement n’engendrent pas des déséquilibres.

 

   Pour ce qui concerne le bébé, les fortes pressions et tensions subies lors de la naissance ayant eu des conséquences sur la mobilité de certains os et causé des perturbations fonctionnelles, l’ostéopathie présente un intérêt tout particulier dans le traitement des troubles des nouveau-nés.

  Un examen ostéopathique, au cours des douze premières semaines du nourrisson, devrait être systématique, car des déformations, visibles, insoupçonnables ou bénignes se développent insidieusement.., et ne concernent pas moins de 80% des nouveau-nés!











   Avec doigté, douceur et précision, l’ostéopathe vérifie toutes les structures et les réajuste avant l’apparition de symptômes tels que coliques, constipation ou régurgitation. Ses interventions au niveau du crâne peuvent, de plus, permettre au bébé d’échapper aux otites, rhino-pharyngites et bronchiolites à répétition.

 

              ENFANCE ET OSTÉOPATHIE

 

   L’enfance est la période au cours de laquelle les structures du futur adulte s’élaborent. 

   De l’âge des premiers pas à celui de la scolarité, l’ostéopathie peut être considérée comme une médecine de soutien qui aide le développement psychomoteur de l’enfant, d’autant que chaque activité, telle que marcher, jouer, étudier, faire de la danse, du sport, de la gymnastique, ou supporter le poids de cartables souvent surchargés, génère des troubles de la staticité.

  Des consultations précoces et régulières avec un ostéopathe, ainsi qu’un diagnostic spécifique et des gestes correcteurs simples sont donc indispensables à une meilleure adaptation du corps.

 

   Le développement de la cavité buccale, par exemple, peut s’avérer être une période déstabilisante pour la fonction crânienne, tant du point de vue de la poussée des dents définitives que de celui d’éventuels appareils or­thodontiques. En effet, ces derniers font levier sur la mâchoire et les dents, contraignant ainsi les structures du crâne, jusqu’à parfois contribuer à bloquer le mouvement crânien.

 

                                                   INDICATIONS DE L’OSTEOPATHIE

   Les professionnels de l’ostéopathie ont classé leurs interventions en sept catégories : l’ostéopathie du sportif, l’ostéopathie de la femme enceinte et du bébé, l’ostéopathie de l’enfant et de la croissance, l’ostéopathie des seniors et trois ostéopathies qui donnent d’excellents résultats sur des pathologies comme le mal de dos, les maux de tête et le suivi après amaigrissement.

     • Les articulations et les muscles : lombalgies (lumbagos, sciatiques), dorsalgies, cervicalgies (torticolis, coup du lapin, côtes ou vertèbres déplacées), entorses (cheville, genou, poignet), tendinites (tennis-elbow, golf-elbow, périarthrite), traumatologie du sport, certaines perturbations de l’articulé dentaire.

    • Les séquelles de traumatismes : accidents de la voie publique, conséquences de chutes et de chocs (coccyx, épaules, crâne), travail post-chirurgical après cicatrisation.

     • Le système nerveux et vasculaire : céphalées, migraines et certaines formes de vertiges, états d’hyper nervosité, d’anxiété, troubles du sommeil, névralgies (cruralgies, sciatiques, cervico-brachiales, intercostales).

    • Le système digestif et viscéral : troubles de la digestion (constipations et diarrhées chroniques, ballonnements, brûlures d’estomac, nausées, colites spasmodiques), troubles génitaux-urinaires (suivi ostéopathique de la grossesse, congestion, règles irrégulières, douloureuses, douleurs lors des rapports sexuels, prostatites).

    • Les régurgitations des nouveau-nés et enfants (rejets de lait après les repas), troubles du sommeil ou du comportement, torticolis, déformations liées aux contraintes de l’accouchement (forceps, ventouse, spatules), otites, troubles ORL.

 

             Quand faut-il consulter ?

   Rappelons, avant tout, que les actes d’ostéopathie ne sont pas pris en charge par la sécurité sociale mais peuvent l’être par certaines mutuelles.

   Quoi qu’il en soit, on consultera dans les cas suivants:

        • Pour le sportif : à titre préventif pour faire un bilan ostéopathique, avant de démarrer une activité sportive, pour préparer une épreuve, avant une pratique occasionnelle, pour améliorer ses performances, ou avant de fréquenter une salle de gym ; à titre curatif après entorses, déchirures ligamentaires, interventions chirurgicales, chutes sans lésions visibles sur une radio, pour des séquelles de fractures, ou pour rééquilibrer avec précision les axes articulaires perturbés par un choc ; et enfin, ponctuellement en cas de douleurs articulaires, tennis-elbow, maux de tête, vertiges, essoufflement à l’effort, récupération difficile, lumbago, difficultés de concentration, difficultés de locomotion.

       • Pour le bébé juste après l’accouchement : surtout si le bébé est né prématurément, par césarienne ou par le siège, avec le cordon ombilical entouré autour du cou, avec le crâne déformé par l’utilisation de forceps ou de spatule, a été saisi par les pieds et suspendu tête en bas ; ou plus tard si le bébé régurgite plusieurs fois de suite, dort très peu, pleure en permanence, a une respiration bruyante, a des difficultés à s’alimenter, se cambre en arrière durant la tétée, a des coliques, présente des signes de nervosité, d’hypertonicité ou d’apathie, a des otites, rhinites à répétition, présente des signes de torticolis congénital, ou est affligé d’un strabisme.

       • Pour l’enfant : à titre préventif pour faire un bilan ostéopathique annuel, dès les premiers pas, avant démarrage d’une activité sportive, à chaque rentrée scolaire ; à titre curatif après la succion du pouce, après entorses, déchirures ligamentaires, interventions chirurgicales, chutes sans lésions visibles sur une radio, pour des séquelles de fractures ; et enfin ponctuellement en cas de troubles du développement psychomoteur, scoliose, lordose ou cyphose, problème d’audition ou de vision, mauvais positionnements du corps, difficultés de concentration.

 26-04-2014