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manière naturelle

 21-08-2013 

     LE PARDON : CHEMIN DE GUERISON (8)


    Après avoir reçu et apprécié le cadeau caché, la seule attitude cohérente consiste à exprimer notre reconnaissance à l’égard de celui que nous pouvons â présent voir comme un maitre car il nous a permis d’enrichir notre vie d’une manière ou d’une autre.

   Des lors, ce qui était au départ blessant devient providentiel, l’offense se mute en ressource, le plomb en or. 

   Nous sommes en présence d’un véritable processus alchimique apparenté par certains côtés au grand mythe initiatique de la mort/renaissance. Nous touchons ici au niveau ontologique qui transcende, sans le renier, le niveau psychologique caractérisant les sept premières étapes de notre démarche. 

   C’est à ce niveau, et à ce niveau seulement, qu’il devient possible d’accepter l’inacceptable, de donner un sens â l’absurde.

   Je pense par exemple au père de cette jeune fille assassinée, qui, au bout d’un intolérable chagrin, fit l’expérience directe de la présence divine. Il s’en trouva transfiguré au point d’être capable d’un pardon total à l’égard du meurtrier.

  Il nous reste encore à aborder l’ultime ­étape que d’aucuns trouveront sans doute tellement scandaleuse qu’ils choisiront peut-être de ne pas me suivre jusque là, ce que je peux comprendre. Je ne sais pas encore si les idées que je vais développer dans cette dernière partie sont généralisables à tous les cas possibles de comportements à pardonner. Il se peut que non et j’avoue ne pas avoir de réponses à toutes les questions que ces réflexions sont à même de susciter. 

  Pour faciliter les choses, je vous invite à éviter de nourrir un débat abstrait et à n’adhérer à cette perspective que dans l’hypothèse où elle vous est utile à vous comme outil de croissance personnelle. 

  En ce qui me concerne, elle n’arrête pas de me faire évoluer, il me semble dès lors qu’elle mérite d’être partagée. Mais, trêve de précautions et sautons à pieds joints dans ce qui ne peut manquer d’apparaître que comme folie aux yeux des hommes, à savoir que nous pardonnions aux autres pour ce qu’ILS NE NOUS ONT FAS FAIT!!

 











                      ETAPE N’ 9: PRENDRE 100% DE RES­PONSABILITE


    Dans les huit premières étapes, nous avons toujours attribué à l’offensant l’entière responsabilité de l’offense.

   Nous allons voir qu’il s’agit là d’une dernière illusion à dépasser en menant jusqu’à sa limite extrême notre processus de changement de perception. Nous arriverons alors â donner à notre aventure un sens radicalement différent de celui qui apparaissait tout au début du voyage.

  En réalité, il n’y a rien à pardonner à personne d’extérieur à nous-mêmes. Voyons comment cette idée tient la route et commençons par examiner quelques faits susceptibles de donner une base concrète à notre réflexion.

 

                           Exemple 1 :

  Depuis de nombreuses années, Marcel se voit reprocher par sa femme d’être un paresseux qui n’en fait pas assez dans le ménage. Objectivement, cette accusation n’est pas du tout justifiée. Les tâches sont équitablement reparties et Marcel se sent blessé et indigné à chaque fois qu’elle enfonce le clou. 

  Au cours d’un stage de développement personnel, il découvre en lui-même un message contraignant venant de son père : "Travaille dur, dans la vie. On ne fait jamais assez d’efforts". 

  Suite à cette prise de conscience, il installe en lui la permission antidote de prendre du temps pour lui et de s’octroyer des moments de plaisir. Il se libère vraiment de cette exigence inconsciente et par conséquent il se permet de travailler moins à la maison pendant ses heures de loisirs. Il se sent tout à fait à l’aise avec cette décision et tant pis si sa femme n’est pas contente. 

  Surprise ! 

  Sans être informée aucunement de l’évolution intérieure de son époux, non seulement elle ne s’aperçoit même pas qu’il en fait moins, mais en plus, elle cesse complètement de lui adresser le moindre reproche à ce sujet. Interpellée ultérieurement sur la question, elle dira qu’elle est devenue moins exigeante et que ce n’est plus un problème pour elle.

 

                          Exemple 2 :

  Voyons maintenant l’histoire de Dominique qui consulte un thérapeute pour apprendre à se faire respecter tant il souffre de ce que les autres le persécutent. 

  Par une exploration approfondie de sa problématique, Dominique découvre en lui une grande culpabilité qu’il traine depuis la prime enfance.

  Inconsciemment, il s’en veut très fort de sa propre agressivité refoulée, une partie de lui-même le condamne très sévèrement et le déteste réellement. 

   Après avoir nettoyé les sentiments négatifs qu’il entretenait à son encontre et avoir appris à s’accepter tel qu’il est, il constate que les autres cessent de l’attaquer sans avoir pour autant à utiliser la force ou l’intimidation. 

   II comprend qu’il n’est nul besoin de devenir un Rambo pour se faire respecter, mais qu’il suffit simplement de se respecter soi-même. 

   Citons encore l’exemple de ces sages hindous qui passent des années nus dans la jungle parmi les bêtes sans jamais être inquiétés, ou encore celui mieux connu de Saint-François l’ami des loups.