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 29-08-2013 

      LE PARDON : CHEMIN DE GUERISON (9)


   Comme nous avons déjà vu précédemment, il n’y a pas d’attaque extérieure sans attaque intérieure

   D’une part, les hommes spirituellement élevés, qui ont nettoyé leur psychisme des énergies destructrices, semblent protégés par le rayonnement d’amour qu’ils dégagent. 

   D’autre part, les « victimes » se font traiter par les autres de la manière dont elles se traitent elles-mêmes inconsciemment et, dès qu’elles se libèrent des pressions internes, les pressions externes disparaissent instantanément. 

   C’est un peu comme si le monde se chargeait parfois de nous refléter, tel un miroir, des parties de nous dont nous nous sommes coupés, que nous refusons de voir et d’assumer en nous, soit parce qu’elles nous font honte, nous font peur soit pour toute autre raison. (Elles sont certes nombreuses, mais ce n’est pas le lieu ici d’en faire l’inventaire détaillé). 

   Autrement dit, quand un autre nous heurte par son comportement, quand nous nous sentons blessés ou niés, c’est avant tout parce que se reflète une partie cachée de nous-mêmes qui nous blesse ou qui nous nie exactement de la même façon. 

   Cependant, si nous sommes bien dans notre peau, que nous nous acceptons nous-mêmes et sommes conscients de notre valeur et que quelqu’un nous traite de "mauviette", nous allons peut-être nous étonner, ou encore serons-nous capables de percevoir une détresse sous-jacente et d’y répondre, mais il est fort probable que nous ne nous sentirons pas profondément humiliés. 

   En revanche, si une petite voix murmure en coulisse que l’individu en question a peut-être raison, si nous avons des doutes quant à notre courage sans oser vraiment nous l’avouer, il est à parier que nous nous écrierions avec indignation et prêt à en découdre: « Môssieu. personne ne me traite de mauviette ». (Référence au film « Retour vers le futur »).

 

   Dans ce cas, c’est l’écho de l’attaque en nous qui nous perturbe et non l’attaque elle-même.

 









   A ce point de notre recherche, j’ose affirmer d’expérience que dans la plupart des conflits verbaux entre proches, entre collègues, entre voisins ou encore avec des inconnus, ce sont nos pensées qui nous blessent et pas le comportement de l’autre. 

   Si nous réagissons émotionnellement sans être capable de rester centré, c’est l’indice qu’une partie de nous approuve secrètement ce qui nous est envoyé

   En outre, nous rejetons cette partie et refusons de l’inclure dans notre identité. 

   La présente approche peut dès lors nous servir en ce que j’appellerai le pardon au quotidien

   Dans les contextes relationnels définis plus haut, et ils sont extrêmement fréquents, nous devons toujours nous demander, à l’instant même ou à postériori, quelle partie de nous, jusqu’alors exclue, l’autre nous reflète au travers de ce qu’il nous a fait.

   Ainsi, si nous nous mentons à nous-mêmes, allons-nous probablement rencontrer sur notre route des gens qui nous mentiront, si nous nous trompons nous-mêmes, des gens nous tromperont et si nous nous haïssons, des gens nous haïront.

    Vous comprendrez aisément que cette démarche est d’autant plus difficile à appliquer que l’offense s’avère grave.

   A chacun de mettre la limite où il l’entend, mais plus vous aurez le courage de la poser loin, plus les fruits de votre choix vous seront profitables.

   Ajoutons qu’il est parfois nécessaire de repasser plusieurs fois par les étapes précédentes (voir Pardon 3 à 8) avant d’être à même d’envisager sereinement la dernière. 

   Si vous y parvenez néanmoins, vous vous trouvez alors dans un cas particulier de l’étape 8 (voir Pardon 7) où le cadeau consiste à découvrir en vous une partie refoulée qu’il vous reste à vous réapproprier, à accepter, à intégrer et enfin à vous pardonner et c’est ainsi que cette phrase étonnante s’éclaire enfin: 

                                              « Nous pardonnons aux autres pour ce qu’ils ne nous ont pas fait ».

   En effet, ils n’ont fait que nous révéler à nous-mêmes un coin de notre inconscient qui demande à être nettoyé, purifié. Ils étaient l’instrument pédagogique choisi par l’univers pour nous faire évoluer. De là, ils méritent encore davantage d’être reconnus pour ce qu’ils nous ont appris et d’être remerciés.

   Nous avons donc à nous pardonner à nous-mêmes et c’est alors seulement que le travail de pardon se termine vraiment.

   A ce stade, nous acceptons de prendre l’entière responsabilité de tout ce qui nous arrive, ayant compris en profondeur que notre "Etre Essentiel" nous guide sur les chemins de la vie et attire à nous les leçons dont nous avons besoin pour apprendre à "Aimer". 

   Plus nous progressons sur cette voie, plus la peur et la haine disparaissent et plus la paix s’installe définitivement dans notre cœur et dans notre vie. 

   Nous sommes alors en route de plus en plus consciemment, de plus en plus délibérément vers un état ultime, un état au-delà de toutes les étapes, un état ou notre joie peut enfin rayonner comme un soleil et ce, quelles que soient les circonstances extérieures, ou quel que soit le comportement des autres à notre égard. 

   Bien sûr, peu d’humains ont, à l’heure actuelle, atteint ce sommet et ceux qui l’habitent déjà ne s’en vantent généralement pas. 

   J’ai cependant l’intime conviction que c’est là que nous allons tous. 

   Vu la souffrance de la planète, j’aimerais contribuer quelque peu à accélérer le mouvement, c’est pourquoi je m’intéresse au pardon.

 

 Vous aussi dirait-on...