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                   En finir avec le ronflement             

   Le ronflement pendant la nuit est un phénomène largement répandu, puisque, au-delà de quarante ans, une majorité d’hommes et une minorité de femmes ronflent de manière épisodique.









   Le ronflement, ce bruit caractéristique, qui souvent gêne davantage le ou les voisins du ronfleur que lui-même, est dû à la mise en vibration des tissus des structures molles de la gorge-- la paroi pharyngée, le voile du palais et la base de la langue-- qui s’accolent l’une contre l’autre et empêchent l’air de circuler librement.

   Bien que moins exposées que les hommes, les femmes ménopausées dorment souvent mal et les changements hormonaux qui accompagnent la ménopause multiplieraient aussi les risques pour une femme de souffrir de troubles respiratoires pendant son sommeil.

 

                              DU RONFLEMENT À L’APNÉE

 

   Quand le ronflement du dormeur cesse, ce n’est pas nécessairement un bon signe.

   Quand la circulation de l’air devient trop difficile, il se produit une sorte de blocage qui empêche l’air d’arriver jusqu’’aux poumons. Le système respiratoire fournit alors des efforts pour aspirer l’air, efforts qui ne font qu’aggraver le blocage.

   La respiration est un processus totalement involontaire, géré par le système nerveux central et le cerveau ; lorsque les inspirations n’apportent plus d’air, un phénomène réflexe transmet l’information au système nerveux central qui déclenche un réveil partiel. Du coup, les muscles pharyngés reprennent un peu d’énergie, ils se contractent et libèrent le passage. Le dormeur produit alors une grande inspiration tout à fait caractéristique, souvent bruyante, et le cycle recommence. C’est l’apnée dite obstructive.

   L’apnée du sommeil est donc un véritable arrêt respiratoire plus ou moins long, mais qui dure au moins dix secondes.

   Les médecins ont établi une mesure de l’importance de ces apnées appelée indice d’apnées (IA), basée sur le nombre d’apnées ayant lieu au cours d’une heure de sommeil. Le syndrome de l’apnée du sommeil, ou SAS, est réel à partir de cinq apnées ou plus au cours d’une heure de sommeil, donc à partir d’un IA de 5.

 

    Il y a deux sortes d’apnées involontaires:

- Les apnées obstructives, résultant de l’obstruction spontanée des voies aériennes supérieures, qui représentent la quasi totalité des SAS.

- Les apnées par non déclenchement des mouvements respiratoires par les centres nerveux, ou apnées centrales, heureusement très rares et liées à des troubles cérébraux complexes et à des atteintes neurologiques.

 

   Certaines morts subites durant le sommeil sont probablement liées au SAS.

   Heureusement le dépistage du SAS est relativement facile.

   Il est généralement confié aux pneumologues, et se fait grâce à des enregistrements spécifiques:

- La polygraphie est un test qui permet d’enregistrer plusieurs paramètres, tels que ronflements, oxygène sanguin, mouvements respiratoires, tonus musculaire et passage de l’air dans le larynx

- La polysomnographie est un test plus poussé qui enregistre également l’électroencéphalogramme. Il comporte un enregistrement des cycles du sommeil.

   De plus l’interrogatoire du médecin est un fil conducteur important, à partir des symptômes dont se plaint le patient.

   Les informations fournies par l’entourage sont ici particulièrement significatives.

 

                              UN SOMMEIL PERTURBÉ

 

   Il est évident que la qualité de sommeil du ronfleur, et surtout de celui qui souffre de SAS, ne peut pas être bonne. 

   Ses réveils partiels coupent les cycles naturels du sommeil, même si le dormeur ne s’en rend pas compte et a l’impression d’avoir dormi normalement. Quand le sommeil profond, le plus réparateur, est ainsi perturbé, la santé s’en ressent.

   Cela se traduit dans la journée : la personne se sent anormalement fatiguée, elle a envie de dormir tout le temps, elle est irritable et a du mal à se concentrer. 

   Tous les petits troubles de santé ont alors tendance à s’aggraver, qu’ils soient digestifs, circulatoires ou musculaires. De plus, la mauvaise qualité du sommeil atteint le système immunitaire, fragilisant l’organisme et l’exposant aux agressions.

 

                     SAS ET SYSTÈME CARDIO VASCULAIRE

 

   À partir d’un IA supérieur à 5, le taux d’oxygène moyen dans le sang baisse, le pouls augmente, la tension artérielle monte brutalement pendant le sommeil.

   Des études récentes confirment que le SAS est responsable d’élévation de la tension artérielle. Une forte proportion des apnéiques souffre d’une hypertension artérielle significative qui s’avère plus difficile à traiter que la normale.

   Des chercheurs américains et canadiens ont expliqué que deux phénomènes expliqueraient le lien entre l’apnée du sommeil et le risque d’AVC, accident vasculaire cérébral. Tout d’abord, l’interruption régulière de la respiration prive momentanément le cerveau d’oxygène ; la tension artérielle connaît alors des augmentations subites ainsi que le rythme cardiaque. 

   Les chercheurs ont affirmé que les personnes qui subissent 20 épisodes ou plus d’apnée par heure de sommeil courent un risque élevé de subir un AVC dans les quatre années qui suivent.

   Autre phénomène important constaté par cette étude, au cours d’un sommeil normal, le sang devient plus fluide, ce qui réduit les risques de caillots. 

   Mais chez un dormeur victime de SAS, chaque réveil soudain s’accompagne d’une poussée d’adrénaline qui accentue la possibilité de coagulation sanguine, donc le risque d’AVC.

   C’est la première fois, disent ces chercheurs, qu’on établit ainsi l’existence d’une forte relation entre l’apnée du sommeil et le risque d’AVC.

   Une autre étude apporte un éclairage complémentaire.

   Une équipe américaine vient de démontrer que les personnes qui souffrent des troubles du rythme cardiaque sont davantage exposées au SAS que les autres. 

   Les conclusions du Dr Apoor Gami et de son équipe, de la Mayo Clinic de Rochester, reposent sur les observations menées chez 150 patients qui présentaient des irrégularités du rythme cardiaque. Ils ont découvert que ces personnes étaient deux fois plus exposées au SAS que d’autres patients hospitalisés en cardiologie. 

   Il y a donc un lien indiscutable entre apnée du sommeil et risque cardiovasculaire et, surtout, entre SAS et risque d’accident vasculaire cérébral et de mort subite.

 

                          LA PRÉVENTION AU NATUREL

 

La prévention dépend de l’hygiène naturelle de vie.

Gardez ou retrouvez un poids normal en mangeant modérément, à heures fixes, en privilégiant légumes, fruits et poissons.

Prévenez l’hypertension et l’hypercholestérolémie en évitant les graisses saturées et en limitant au maximum les produits carnés.

Côté compléments alimentaires, faites des cures régulières d’oméga 3 associés à la vitamine E naturelle.


 17-12-2013