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Les sels de Schüssler (1ère partie)

   Les sels de Schüssler comptent parmi les meilleures biothérapies, au côté de l’homéopathie, de la lithothérapie ou de la phytothérapie.

   C’est un médecin homéopathe, le docteur Wilhelm Schüssler, qui, en 1872, créa une nouvelle méthode médicale, qu’il appela tout d’abord : "Thérapeutique biochimique", avant qu’elle ne passe à la postérité sous le nom éponyme de "Sels de Schüssler" .

   Ces sels minéraux de Schüssler, au nombre de douze, furent choisis comme base thérapeutique pour avoir été décelés dans l’organisme humain, à partir des analyses réalisées à l’époque.

   C’est du constat des perturbations qu’entraînaient leur carence, que Schüssler, à la suite des travaux de Virchow sur la pathologie cellulaire, déduisit que les maladies avaient pour origine des déséquilibres minéraux dans certaines cellules.

   Ces douze médicaments minéraux, directement empruntés au répertoire homéopathique, et similairement présentés sous forme dynamisée, visaient avant tout à restaurer la faculté de régulation de l’organisme, en tenant évidemment compte de la constitution du patient.

 
















Une médecine de terrain

    Pour comprendre l’importance de la découverte de Schüssler au siècle dernier, rappelons quelques notions.

   Tout d’abord, il faut savoir que les cinquante milliards de cellules composant le corps humain se renouvellent tous les trois ou quatre mois, à l’exception des cellules sanguines dont le cycle est plus rapide, et des cellules osseuses qui, à l’inverse, se renouvellent plus lentement.

   Or, ces cellules nouvelles, suivant la façon dont elles vont être nourries, notamment en sels minéraux, pourront bénéficier d’un fonctionnement optimisé ou, au contraire, perturbé.

   C’est pourquoi, lorsqu’on s’intéresse en premier chef à l’état de la cellule, on peut avancer qu’une complémentation tendant à équilibrer les teneurs en sels minéraux au sein de cette cellule est à même de rétablir la santé en l’espace des quelques mois nécessaires au renouvellement cellulaire, voire en beaucoup moins de temps lorsque le cas est bénin.

   Ainsi, selon Schüssler, les douze sels minéraux présents dans le sang et dans les tissus sont tout à fait indiqués comme remèdes fonctionnels, chacun d’entre eux ayant une influence sur des fonctions organiques bien précises. Les potasses, par exemple, agissent sur le système nerveux ; alors que les sodiques contrôlent les fluides…

   Cette méthode est donc beaucoup plus proche d’une médecine de terrain, telle que la pratiquent les naturopathes, que d’une médecine symptomatique basée sur la lutte contre l’agent pathogène extérieur. 

   Schüssler ne disait-il pas, d’ailleurs, que « la question de savoir s’il y a une maladie ou non, ou si la maladie dépend ou ne dépend pas de germes ou de bacilles, n’a aucune importance dans le traitement biochimique, parce que ce traitement par l’apport de sels va à la cause, base du dérangement, en apportant aux cellules les sels dont elles ont besoin, afin qu’une condition normale puisse exister pour détruire le foyer de propagation des germes et des bacilles ».

  

Un mode d’emploi très simple

   Les sels de Schüssler, comme on l’a dit, sont seulement au nombre de douze, bien qu’il en existe une douzaine d’autres, complémentaires, dont s’est enrichie la méthode après Schüssler. Quoi qu’il en soit, leur nombre réduit autorise une vue d’ensemble à la portée de tous les utilisateurs.

   Dans les cas bénins, où même pour des pathologies plus profondes déjà identifiées par un diagnostic médical, il est donc extrêmement facile à chacun de trouver le ou les sel(s) approprié(s) à son problème.

   Il sera, par exemple, indiqué, en tout début de rhume, de laisser fondre sur la langue une tablette de Phosphatée ferrique toutes les deux heures.

   Mais on ne peut que recommander la prudence, tant qu’un trouble n’est pas diagnostiqué par un médecin.

   Les sels de Schüssler se présentent habituellement sous forme de tablettes, ou encore en poudre. Les tablettes étant déjà dosées; c’est la poudre qui, en tant que forme la plus ancienne et la plus orthodoxe, fera l’objet d’un mode d’emploi particulier.

   Les sels se prendront donc à raison de trois mesures pour les compositions calciques, et de quatre mesures pour les compositions potassiques. On laisse fondre les petites tablettes sous la langue ou on les mélange dans un verre d’eau que l’on boira par petites gorgées tout au long de la journée.

   Lorsque le traitement comporte différents sels, il est généralement recommandé de faire alterner d’un jour à l’autre les calciques et les potassiques.

    Enfin, il est utile de savoir que l’on considère qu’une combinaison de sels a l’avantage de toujours éviter la constipation.

 

Les douze sels

 

             1/ Phosphate de calcium ( Calcarea phosphorica )  :

   Entrant pour 57% dans la composition des os, le phosphatée calcique est évidemment indispensable à la formation et à la conservation du système osseux. Sa carence entraîne des difficultés digestives et des formations excessives de mucus, responsables des rhumes et, à un stade carentiel supérieur, de la tuberculose ou du goitre.

  On l’indique dans les cas de : rachitisme, sinusite des rachitiques, problèmes de dentition, mauvaise assimilation alimentaire, douleurs dorsales, toux chroniques, inflammation des amygdales, polype nasal, rhumes, migraines, fractures, pertes de mémoire

 

             2/ Sulfate de calcium ( Calcarea sulfurica )  :

  Ce sel minéral préside aux éliminations des déchets pris en charge par le sérum sanguin et déversés dans tous les conduits humides du corps : nez, bouche, yeux, gorge, estomac, œsophage, vessie…

    On l’indique en cas de : suppurations, anémie, ulcère de l’estomac

 

             3/ Fluorure de calcium ( Calcarea fluorica )  :

    Le fluorure de calcium se trouve en surface, de la peau, des os ou des dents. Sa carence entraîne un relâchement ou une dilatation des fibres élastiques de l’épiderme.

   Le fluo-calcique est donc indiqué dans toutes les pathologies où il y a manque de substances formant les cellules épidermiques, mais aussi l’émail des dents, la surface des os, ou les parois des vaisseaux sanguins. Plus précisément en cas de : varices, hémorroïdes, hémorragies utérines, perforations abdominales, durcissement des glandes, tumeurs

    (à suivre...) :   Les sels de Schüssler (2e partie)

 10-03-2015