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Les bienfaits du sommeil naturel

   Le sommeil, en naturopathie, est considéré comme l’un des 5 points cardinaux de la santé, au même titre que l’alimentation, le mouvement, la respiration et la gestion du mental.

   Les recherches effectuées depuis cinquante ans ont confirmé le rôle du sommeil comme élément réparateur et régulateur. Pendant le sommeil, les défenses immunitaires se façonnent, la peau se régénère, l'enfant grandit en sécrétant des hormones, etc.  À l'inverse, le manque chronique de sommeil accroît le risque d'obésité et d'hypertension. Une bonne hygiène du sommeil est un facteur capital de prévention des maladies

 








   De l’endormissement à l’éveil, on distingue plusieurs stades de sommeil qui s’organisent en 4 à 6 cycles par nuit de 90 minutes en moyenne chacun. En 1957, deux chercheurs américains, Aserinsky et Kleitman, découvraient un sommeil particulier associé à des mouvements oculaires rapides. Il sera dénommé plus tard le sommeil paradoxal.

   Le sommeil lent léger représente environ 50% du temps de sommeil total. C’est un stade de transition entre l’éveil et le sommeil.

  Le sommeil lent profond est un moment privilégié pour la production de l’hormone de croissance et la réparation tissulaire.

   Le sommeil paradoxal est dévolu aux rêves et à la réparation neuropsychique :

           • il favorise le stockage des apprentissages dans la mémoire à long terme

           • il permet de mettre “l’ordre dans ses dossiers” en triant les informations de la veille

           • grâce au rêve, le cerveau évacue les tensions de la journée pour mieux fixer les acquis

   Le sommeil paradoxal est prédominant chez les nourrissons ; il représente 30 à 40 % et même jusqu’à 80% chez les prématurés ce qui permet la maturation du cerveau.

   En revanche, la part de sommeil paradoxal diminue avec l’avancée en âge, ce qui selon certaines études favoriserait la dégénérescence cérébrale.

   Le rôle du sommeil dans la maturation du cerveau explique que le sommeil paradoxal soit si prépondérant avant et après la naissance pour diminuer progressivement avec l'âge. La proportion de sommeil paradoxal passe en effet de 50 % à la 36e semaine de vie fœtale à 20 % chez l'adulte.

  








   Empêcher un rat de dormir pendant deux à trois semaines entraîne une perte de poids en dépit même d’une augmentation de l’alimentation. Cela mène aussi à une hypothermie et un décès par toxi-infections en relation avec la diminution des défenses immunitaires. La privation partielle de sommeil paradoxal incite à augmenter la prise alimentaire et à favoriser une hypothermie.

   Les mauvais dormeurs sont volontiers agressifs et irritables. Le manque de sommeil se manifeste de deux façons, soit par une dépression, soit par une hyperactivité et une agitation. Un enfant dit " impossible " l'est bien souvent en raison d'un sommeil trop court ou de mauvaise qualité.

   Les théories protectrices soutiennent que le sommeil préserve l’organisme et le cerveau en facilitant le repos et la restauration des liaisons nerveuses, rendues moins efficaces par une longue période d’éveil. Dormir participe à la protection contre le stress induit par la privation de sommeil et permet une économie d’énergie ainsi que le maintien de la température centrale. En outre, le sommeil lent contribue à l’élimination des toxines et autres déchets des systèmes respiratoires, cardio-vasculaires et glandulaires.

   On connaît les conséquences d’un manque de sommeil sur de nombreuses fonctions de l’organisme, hors des troubles de la mémoire et des troubles de l’humeur :

         • une diminution de la réponse immunitaire

         • des problèmes d’arythmie, une hypertension artérielle

         • une augmentation de l’insulino-résistance jusqu’au diabète

      • une tendance à la prise de poids favorisant l’obésité par excès de synthèse de ghréline, hormone qui stimule l’appétit au détriment de la leptine, hormone de la satiété

         • un amoindrissement des performances musculaires

         • une augmentation des processus inflammatoires

 

     Sommeil et éveil sont interdépendants : l’un joue sur l’autre.

     Les neurotransmetteurs sont les principaux acteurs de cette balance.

 

                                                                     - La mélatonine :

   Elle est secrétée vers 20 heures en réponse à l’absence de lumière avec un pic entre 2 et 4 heures du matin et sa production est inhibée par la lumière. Elle est synthétisée à partir de la sérotonine qui dérive du tryptophane (acide aminé principalement contenu dans les produits laitiers).

 

                                                                       - La sérotonine :

   La sérotonine intervient dans le sommeil en tant que précurseur de la mélatonine et activateur du système GABA, un neurotransmetteur également acteur de l’endormissement

 

                                                                        - La dopamine :

    C’est l’hormone du réveil. Elle nous aide à bien démarrer le matin.

 16-04-2013 
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