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Cerner la spasmophilie

Plus ou moins niée par le corps médical officiel, la spasmophilie est un syndrome des plus complexes, qu’il convient par conséquent de traiter à l’aide de tout l’arsenal des médecines naturelles et des psychothérapies

  

    La spasmophilie trouve sa source dans une grande tension nerveuse alliée à de l’hyperémotivité.

   Ce sont les émotions qui, en s’accumulant sous forme de tension nerveuse ou d’excitabilité neuromusculaire, déclenchent les malaises spectaculaires qui empoisonnent la vie du spasmophile.


                 UNE ÉTONNANTE GALAXIE DE SYMPTÔMES


    Les symptômes vont de la simple fatigue aux crises de tétanie.

















   La dite fatigue, toutefois, demeure matinale, avec une grande difficulté à se lever et une nette impression d’avoir les jambes en coton.

   Inversement, le soir, le spasmophile ne ressent pas de fatigue excessive et éprouve de la difficulté à s’endormir.

   Mais il arrive aussi qu’il souffre d’engourdissements et de fourmillements, notamment localisés aux mains et aux pieds.

   Quant aux jambes, elles sont particulièrement sujettes à des sensations de lourdeur ou de faiblesse. Des crampes musculaires peuvent encore apparaître, survenant au repos et non à l’effort.

   Des névralgies intercostales sont quelquefois ressenties comme des coups d’aiguille ou des pincements, survenant également au repos.

   Des troubles digestifs se manifestent aussi parfois sous forme de nausées, voire de vomissements, de constipation souvent alternée avec des diarrhées, et quelquefois même de coliques spasmodiques accompagnées de grandes douleurs abdominales.

   Parfois des maux de tête, des sensations d’étourdissement, de flou visuel, des maux de dos, de nuque, de reins, de petits tremblements musculaires, notamment dans les paupières, des chutes de cheveux, des ongles cassants, des insuffisances d’émail dentaire, des opacités du cristallin, des sensations de chaud et de froid, des palpitations, des sensations d’étouffement, ou de boule dans la gorge, de l’angoisse ou de la dépression, de l’hypertension artérielle (sans causes organiques), des allergies, des troubles gynécologiques, chez la femme, avec perturbations du cycle menstruel, règles douloureuses, cystites, troubles sexuels...la liste est longue, comme vous pouvez vous en apercevoir.















  

                 LES BIOTHÉRAPIES

   Les médicaments de terrain de la spasmophilie sont nombreux et devront faire l’objet d’un choix judicieux.

-      En homéopathie

   Pour commencer, on choisit généralement parmi : Calcarea carbonica, Cuprum metalicum, Ignatia amara, Magnesia carbonica, Magnesia phosphorica, Moschus, Natrum mu­riaticum, Nux moschata, Nux vomi­ca, Platina, Spigelia, Spongia tosta, Staphysagria, Stramonium, Tuber­culinum et Valeriana.

    Par ailleurs, en automédication à court terme, on recommande souvent:

-      Cuprum metallicum 7CH, une dose tous les dix jours.

-      Plumbum 5CH et Solanum nigrum 5CH, en alternance, un jour l’un, le lendemain l’autre.

-      Mercurius solubilis 5CH.

-      Secale comutum 4CH, trois granules de chaque tous les jours.

   Mais il va sans dire que si cette formule ne donne aucun résultat au bout de quinze jours à trois semaines, la consultation médicale s’imposera.

-      En phytothérapie

    Les teintures-mères d’Equisatum hyemale et d’Origanum vulgare, à raison de cinquante gouttes de chacune avant les repas sont généralement conseillées comme traitement de base.

-      En gemmothérapie

   Le macérât glycériné d’Abies bourgeons conviendra parfaitement pour fixer le calcium; de Tilia bourgeons pour calmer et résoudre l’anxiété ; et enfin de Ficus carica bourgeons pour réguler l’axe cortico-hypothalamique et la substance réticulée. On les prendra dans un peu d’eau à raison de soixante quinze gouttes de chaque, Ficus le matin, Abies à midi et Tilia au coucher.

-      En aromathérapie

    On axera essentiellement le traitement sur les huiles essentielles suivantes : la « Melaleuca alternifolia », la « Menthe poivrée » et le « Thym saturoïde » en mélange à parts égales et à raison d’une goutte dans un peu d’huile d’olive (première pression à froid) tous les matins.

   Par ailleurs, deux autres huiles essentielles, » l’estragon » et le « basilic tropical », sont également recommandées à raison d’une goutte du mélange dilué dans une tisane au repas de midi.

   Trois huiles essentielles, la « lavande », le « géranium » et le « petit grain bigarade », seront appliquées le soir en massage sur la colonne vertébrale dans une cuillère à soupe d’huile de sésame.

   Enfin, on diffusera de l’huile essentielle de « Marjolaine vraie » pour réguler l’hypophyse. A noter que l’huile essentielle de «Mandarine », quant à elle, aura un effet calmant qui sera apprécié, le soir au coucher, par tout spasmophile souffrant d’insomnie.

-      En oligothérapie

   Le grand remède de la spasmophilie est évidemment le « Magnésium », régulateur neuromusculaire par excellence.

   On pourra y ajouter de nombreux autres oligo-éléments en fonction des différents symptômes. En cas d’état dépressif « Cuivre-Or-Argent », alternez un jour sur deux avec « Phosphore ».

   En cas d’anxiété et de troubles digestifs utilisez « Manganèse-Cobalt ».

   En cas de fatigue optez pour « Zinc-Nickel-Cobalt »

   En cas de palpitations choisissez plutôt « Manganèse » et « Iode + Magnésium », « Cobalt » et « Phosphore ».

   En cas de tremblements ce sera « Cobalt », « Fluor », « Magnésium » et « Phosphore ».

 

               LES COMPLEMENTS NUTRITIONNELS

-      Les vitamines

   La vitamine D est évidemment la plus employée dans le traitement de la spasmophilie. En effet, la vitamine D permet l’assimilation et la fixation du calcium. La cure de vitamine D devra être d’une durée de trois mois, à raison de 25-50 mg par jour en régions peu ensoleillées, et de 10-20 mg par jour dans les régions ensoleillées. Mais on peut également la consommer sous forme de jaune d’œuf et de céréales germées.

   D’autres vitamines, auxquelles on ne pense pas toujours, sont pourtant importantes dans ce traitement, comme les vitamines du groupe B, et surtout la Vitamine B6, qui doit impérativement être associée au magnésium pour être vraiment efficace, la vitamine B15, mais aussi la vitamine C et la vitamine E.

-      Les minéraux

   Du côté des minéraux, on conseille le cobalt, le sélénium et le potassium mais le magnésium est évidemment le remède le plus employé pour soigner la spasmophilie.















   Ceci ne veut pas dire qu’il donne 100% de résultats positifs et durables. La complémentation se chiffrera autour de 250 mg de magnésium par jour, idéalement associé à la vitamine B6, laquelle facilite l’assimilation du magnésium.

   Le calcium est un autre minéral classique de la spasmophilie, surtout en cas de crises de tétanie.

   La médecine ortho-moléculaire apporte une précision concernant le rôle du calcium dans certaines maladies psycho-nerveuses. 

   Chez les personnes dépressives, par exemple, on constate une baisse de calcium sérique et une augmentation de la rétention calcique dans les tissus. II peut donc y avoir une insuffisance de calcium dans le sang, et pourtant des excès dangereux d’autre part.

  Il n’en demeure pas moins que la médecine ortho-moléculaire rend la fuite métabolique du calcium responsable de la spasmophilie. 

   Quant aux responsables en première ligne de cette fuite calcique, ce sont, bien entendu, les dérèglements émotionnels, l’excitation, la dépression, etc.

-      Les autres compléments

   Enfin, quelques autres compléments nutritionnels apporteront une aide aux traitements biothérapiques. 

   Ce sont :

                  • les phospholipides;

                  • quelques enzymes digestifs comme la papaïne et la bromélaïne (également appelé bromelase) en cas de problèmes digestifs des protéines;

                  • la superoxyde dismutase (SOD).

 

 

    Au niveau naturo­pathique, le terrain de la spasmophilie est le résultat d’une accumulation de déchets organiques, notamment d’acides oxalique, urique et pyruvique, due à une trop grande consommation de viande et de produits raffinés

       Les tissus, très irrités, se contractent alors et produisent des spasmes.

       Drainage et dépuration s’imposent donc, en toute première urgence.

      Mais, après avoir éliminé les toxines, il conviendra de se passer, de manière plus ou moins définitive, des produits carnés, des excitants et des aliments raffinés, et d’adopter un régime à base de crudités et de céréales complètes, en consommant préférentiellement : chou, laitue, soja, amandes, pêche, fruits secs, et, bien sûr, les aliments fournissant les plus grandes quantités de magnésium, minéral numéro un de la spasmophilie, avec : noix de Cajou, noix, amande, cacahuète grillée, noisette, banane séchée, orge, blé, avoine, soja, fève, haricot sec, escargot...

     On assaisonnera avec de la levure de bière, du Tamari, de l’huile de pépins de courge.

    Enfin, en consommation régulière, le spasmophile boira des tisanes d’angélique, aubépine, basilic, camomille, houblon, lavande, passiflore, mélisse, fleurs d’oranger, sauge, tilleul ou valériane.

 6-04-2014