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Comment en finir avec les odeurs de transpiration?

                              Les odeurs de transpiration sont souvent gênantes.

           Que faire pour les éviter sans risquer des intoxications avec les 

                                produits cosmétiques industriels ?

 

    Bien entendu, le geste de propreté comprend aussi le changement quotidien des vêtements en contact avec la peau, de même que celui, souvent négligé, des chaussures, que l’on devrait s’abstenir de porter deux journées consécutives. 

    Prévoir trois à quatre paires de chaussures à porter en alternance.

    La prévention antisudorale passe également par le choix de la matière de ces vêtements, qui ne doit pas empêcher l’évaporation de la sueur, comme le font le nylon, le polyester ou l’acrylique. La soie, bien que naturelle, présente aussi cet inconvénient. 

    Préférez les matières naturelles

    Pour les chaussures, évitez les semelles en crëpe ou en caoutchouc ; choisissez les semelles en cuir et une empeigne ventilée..















    Pour les sous-vêtements, il faut impérativement choisir des textiles d’origine végétale comme le coton ou le lin, qui ne font que ralentir faiblement l’évaporation de la sueur.

    Pour les chaussures, notamment les modèles fermés, le cuir, semelle comprise, reste indéniablement la matière la plus saine.

    A l’opposé, les bottes en caoutchouc, dont l’usage doit être limité par la nécessité, et les chaussures du type baskets, qu’aujourd’hui nombre de jeunes portent du matin au soir tous les jours de la semaine, maintiennent les pieds dans un continuel bain de sueur qui entretient un foyer d’activité microbienne.

 

              LE DANGER DES SELS D’ALUMINIUM

    Cependant, si rigoureuse soit-elle, l’hygiène corporelle ne suffit pas toujours à neutraliser les odeurs émanant de la transpiration.

    Sa persistance nécessite le recours à des soins antisudoraux et désodorisants.

    De nombreux produits sont disponibles:

  • les déodorants bactéricides, qui suppriment l’action dégradante des microbes en les détruisant;
  • les «anti-transpirants», souvent à base de sels d’aluminium, qui resserrent les pores de la peau et entravent donc le   flux sudoral;
  • les formules combinant action bactéricide et action anti-transpirante.

    Or, outre le fait qu’entraver une fonction naturelle est évidemment nocif, les sels d’aluminium, comme l’alcool entrant comme agent antiseptique dans certains produits, font encourir des risques d’irritations cutanées et d’allergies.

    Mieux vaut recourir à la phytothérapie, d’autant qu’elle s’avère très efficace!

 

              LES PRÉPARATIONS VÉGETALES

   Bien des plantes régulent en douceur la transpiration et combattent les odeurs déplaisantes qui lui sont liées.

   En plus de leur action désodorisante, certaines apportent une agréable note parfumée, notamment les oléorésines, dont le térébinthe, la myrrhe, l’oliban ou le benjoin, ainsi que des huiles essentielles comme celles de menthe, de sauge, d’eucalyptus, de lavande ou de giroflier.

   Ces plantes aux vertus antisudorales traditionnellement utilisées en phytothérapie n’altèrent pas l’intégrité physiologique de la peau et n’ont aucun effet secondaire pernicieux.

 

        Usage interne

   Prendre 2 tasses par jour, dont une au coucher, d’infusion de feuilles et de sommités fleuries de sauge, à raison de 15 grammes par litre infusés pendant 10 minutes, ou de feuilles de chêne et de feuilles de bouleau (20 grammes de chacune par litre pendant 10 minutes) ou encore une décoction de prêle séchée (50 grammes par litre pendant 20 minutes).

 

        Usage externe

- Feuilles de noyer : décoction de 60 grammes par litre pendant 15minutes, en compresses, en bains locaux des mains et des pieds. En baignoire, 150 grammes pour un bain général.

- Ecorce de chêne : décoction de 60 grammes par litre, pendant 15 minutes, en compresses, bains de pieds et de mains.

Elle peut être associée à parties égales, soit 30 grammes de chaque, avec une décoction de feuilles de noyer.

- Bourgeons de pin : décoction de 200 grammes par litre, à maintenir en ébullition pendant I heure, en bains locaux ou ajoutée à l’eau d’un bain général en baignoire.

- Aiguilles de pin ou de sapin : décoction de 25 grammes pour 5 litres d’eau, pendant 15 minutes, à mélanger à l’eau d’un bain général.

Une décoction concentrée, soit 500 grammes par litre, s’utilise en bain de pied en cas d’hypersudation plantaire.

- Cônes de cyprès : décoction de 40 grammes par litre (15 minutes), en bains locaux.

- Prêle : décoction de tiges stériles, les vertes garnies de feuilles, ainsi préparée : couper en petits morceaux 100 grammes de tiges et laisser macérer 12 heures dans un litre d’eau froide ; faire bouillir le macérât pendant 1/4 d’heure et laisser infuser 20 minutes; utiliser en compresses ou bains locaux.

- Feuilles de sauge : décoction de 30 grammes par litre (15 minutes), en bains locaux. Peut être associée à parties égales avec la décoction de prêle.

- Poudre de sauge ou de prêle: faire sécher des feuilles de sauge ou des tiges feuillées de prêle pour les réduire en poudre et en saupoudrer l’intérieur des chaussures avant de les porter.

 

             D’où vient l’odeur de transpiration ?

   La régulation de la température interne du corps en fonction de la température ambiante s’opère grâce à la sueur élaborée par ce qu’on appelle les glan­des eccrines, réparties sur toute la surface du corps, sauf sur les organes génitaux, avec une prédominance au niveau de la paume des mains, de la plante des pieds, du front et de la poitrine

   On estime que chaque cm3 de sueur, composée de 99% d’eau, libère 0,6 kilocalorie en s’évaporant. 

   Plus la sudation est abondante, plus la déperdition calorique est importante, et comme la transpiration augmente à mesure que la température extérieure s’élève, la température corporelle reste pratiquement constante.

   La sudation eccrine, déclenchée par la chaleur mais aussi par les émotions, produit une sueur renfermant un peu de chlorure de sodium, d’acide lactique, de déchets azotés, mais pas de substances lipidiques. Cette sueur légèrement acide n’est que très faiblement impliquée dans les odeurs de transpiration.

   Quant à celle émise par les glandes apocrines, qui se trouvent en-dessous des aisselles, elle n’est pas, à l’origine, de nature différente. C’est en se mélangeant au sébum sécrété par les glandes sébacées du système pileux qu’elle se charge de matières organiques que dégradent les bactéries cutanées.

   C’est essentiellement cette dégradation microbienne qui est responsable des odeurs corporelles imputées à la transpiration.














 

La sudation, en assurant la thermorégulation du corps, joue un rôle essentiel dans l’élimination des toxines et des déchets organiques. 

Cette double fonction est réalisée par un nombre considérable de glandes sudoripares, de l’ordre de 3 millions, que gère le système nerveux parasympathique. C’est cette activité physiologique qui fait de la peau un émonctoire parfois générateur d’odeurs désagréables.

L’odeur de transpiration est d’autant plus accusée que la sudation est abondante et surtout qu’elle siège en des endroits peu ou pas aérés.

Lorsqu’elle est excessive, elle devient un handicap relationnel et même professionnel, ne serait-ce qu’en raison de la déplaisante impression que laisse une main moite.

Et si elle devient chronique, elle peut aller jusqu’à interdire l’exercice de métiers où les manipulations réclament précision et dextérité.

La sudation des pieds ne générerait pas d’odeur importune s’ils n’étaient pas enfermés. Faute de pouvoir s’évaporer, la sueur imprègne chaussettes et chaussures, et avec les impuretés environnantes, crée un milieu fermentiscible générateur d’effluences devenant parfois insupportables.

Sous les aisselles, endroit également peu aéré la sueur provoque des auréoles et diffuse une caractéristique et peu flatteuse odeur âcre. Chez certaines personnes, la sueur est si abondante qu’outre son odeur socialement handicapante, elle favorise le développement de dermatoses infectieuses, eczémateuses ou mycosiques.

 

        La transpiration, fonction vitale qu’il ne faut pas entraver, est souvent responsable 

                                            d’odeurs corporelles incommodantes.

    La phytothérapie, quelques remèdes naturels désodorisants et régulateurs du flux 

             sudoral empruntés à la phyto-aromathérapie associée à une stricte hygiène 

                                          supprimant généralement ce désagrément.

 

 13-02-2015